EXCLUSIF. "Pourquoi Total reste en Birmanie", la tribune de Patrick Pouyanné

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Depuis le coup d'Etat militaire du 1er février en Birmanie, la répression menée par la junte militaire a déjà coûté la vie à 543 civils (selon l'Association d'assistance aux prisonniers politiques) et le pays est au bord de la guerre civile, selon l'émissaire de l'ONU Christine Schraner Burgener. Dans ce contexte, plusieurs ONG pressent Total de suspendre ses paiements de taxes à l'Etat birman. Président-directeur général du géant français de l'énergie, Patrick Pouyanné explique pourquoi Total ne se retirera pas du pays afin, assure-t-il, de ne pas mettre en danger les populations et ses salariés. En revanche, il prend "la décision de verser aux associations qui travaillent pour les droits humains en Birmanie l'équivalent des taxes que nous serons amenés à payer effectivement à l'Etat birman". Voici sa tribune.

"Depuis plusieurs jours, certains appellent Total à ne plus "financer" la junte militaire qui a pris le pouvoir en Birmanie au mépris du résultat des élections démocratiques, en arrêtant de payer les taxes et impôts que nous devons à l'Etat du fait de nos activités dans ce pays.

Aujourd'hui, je prends la parole pour partager les actions mises en œuvre mais aussi les dilemmes auxquels Total est confronté depuis le début de cette crise.

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Nous sommes bien sûr révoltés par la répression qui se déploie dans le pays

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Le respect des droits humains est au cœur de notre code de conduite et de nos valeurs : le respect de l'autre est profondément ancré au sein de l'ADN de Total. ...


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