EXCLUSIF. Perquisitions dans deux résidences de Bernard Tapie

Par Jérôme Béglé
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Mercredi matin, des policiers belges et français ont fait irruption dans l’hôtel particulier parisien et la villa tropézienne de l’homme d’affaires.

« Ouvrez ou on défonce la porte. » « Défoncez-la si vous voulez. » Ce n'est pas du Audiard, pas même du cinéma, mais l'échange musclé entre la quinzaine de policiers venus mercredi 17 mars au matin perquisitionner l'hôtel particulier de Bernard Tapie, sis 52 rue des Saints-Pères à Paris, et le maître des lieux. Les esprits se sont quelque peu échauffés, avant que l'escouade finisse par entrer. Mandatés par un juge belge, ces enquêteurs venus de Belgique - à l'exception de trois d'entre eux - veulent saisir des documents concernant les actifs, la gestion et les comptes de la société de droit luxembourgeois SREI filiale du groupe Bernard Tapie et propriétaire de la villa tropézienne La Mandala. Au même moment, une autre équipe d'enquêteurs fait irruption dans ladite villa. Attendu à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière où il est soigné pour son cancer, Bernard Tapie quitte son domicile non sans avoir demandé à sa femme Dominique, à sa fille ainsi qu'à son gendre d'accompagner les enquêteurs et de répondre à leurs questions.

À son retour de l'hôpital en début d'après-midi, les policiers sont encore là. Ils passent en revue une série de documents dans le bureau de l'ancien président de l'OM. Ils lui annoncent qu'ils vont saisir les données de ses téléphones ainsi que son ordinateur personnel. Calmement, Tapie leur précise que celui-ci contient ses complexes ordonnances pour lutter contre son cancer ainsi que l'agenda de ses prochains rendez-vous avec ses médecins [...] Lire la suite

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