EXCLUSIF. Le patron de la Police s'exprime : "La relation entre la police et la population n'est pas abîmée"

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Frédéric Veaux condamne fermement les violences qui ont été exercées le 21 novembre par des gardiens de la paix contre un producteur de musique. Mais il donne aussi l'alerte sur les agressions de plus en plus fréquentes dont sont victimes les policiers.

Comment avez-vous réagi à la vue des images de l'interpellation à Paris d'un producteur de musique?
J'ai été scandalisé, comme l'ensemble des policiers de ce pays. Je ne peux pas m'exprimer sur le fond parce que l'enquête est en cours, mais vous pouvez faire confiance à la Police nationale pour que ces événements soient traités avec la plus extrême sévérité une fois les responsabilités établies. Le ministre de ­l'Intérieur, Gérald Darmanin, a d'ailleurs décidé que ces trois policiers seront révoqués une fois que l'enquête aura établi les faits.

Ces faits datent de samedi 21 novembre, mais vous ne suspendez ces fonctionnaires que jeudi. Pourquoi un tel délai?
Parce qu'au départ nous ne disposions pas de tous les éléments. Nous n'avons véritablement pris connaissance des faits que jeudi matin, au moment de la diffusion de la vidéo.

Qu'est-ce qui vous a le plus choqué dans l'attitude de ces policiers : la violence, les propos racistes, le travestissement de la vérité?
Je ne fais pas de distinction dans le caractère inacceptable de ce qui s'est passé. Les policiers doivent avoir un comportement irréprochable. Et c'est le cas de la quasi-totalité d'entre eux. Ce sont ceux-là, qui travaillent de ­manière professionnelle, honnête, re...


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