EXCLUSIF. Mort de Maïcol à Nice : le rapport interne qui met en cause la police

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L'affaire a enflammé Nice, suscitant marches blanches et protestations. Dans le quartier des Liserons où Maïcol a grandi, plus de quatre mois après le drame, une fresque à son image proclame encore : "La mort n'arrête pas l'amour." Sa mère a déposé plainte contre X pour "homicide involontaire", et le passager de la moto a, lui, visé les policiers de la brigade anticriminalité (BAC), auteurs de la course-poursuite, pour "blessures involontaires". Le rapport de l'inspection générale de la Police nationale (IGPN) rendu fin mars, que le JDD a pu consulter, éclaire d'un jour nouveau l'enquête préliminaire ordonnée par le parquet de Nice. Le comportement des policiers y est mis en cause.

Quatre minutes dix-neuf. C'est le temps qu'a duré la course-poursuite d'un équipage de la BAC, lancé à grande vitesse – avec des pointes à plus de 150 km/h – dans les rues de Nice le 10 janvier 2021 derrière deux jeunes hommes à moto. Ce soir-là, il est un peu plus de 22 heures quand les quatre policiers décident de contrôler Maïcol Goncalves-Furtado et son passager, Salyakhuddin Ibakaev ; en plein couvre-feu, les deux amis se baladent. Face au refus d'obtempérer, la BAC entame une course-­poursuite qui va mener le conducteur de 20 ans à la mort ; dans le virage glissant d'un tunnel, Maïcol perd le contrôle et heurte le rebord d'un trottoir. Il décède de traumatismes crânien et thoracique. Le passager s'en tire avec des blessures ­superficielles.

La course-poursuite était-elle légale?

La course-pou...


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