EXCLUSIF. Les magistrats Chantal Arens et François Molins : "L'institution judiciaire est fragilisée"

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L'Elysée a annoncé samedi le lancement, en septembre ou octobre, des "états généraux de la justice". Ces échanges doivent réunir doivent réunir l'ensemble des acteurs de la justice mais aussi "des citoyens", précise le ministère de la Justice. C'est après avoir reçu vendredi les magistrats Chantal Arens et François Molins, respectivement première présidente et procureur général de la Cour de cassation, qu'Emmanuel Macron a pris cette décision vendredi. Les deux magistrats détaillent leurs attentes dans un entretien au Journal du Dimanche.

Les Etats généraux de la justice sont organisés à votre demande : pourquoi était-ce si nécessaire et urgent?
Chantal Arens : L'institution judiciaire qui, en dépit du fort investissement des magistrats et fonctionnaires de greffe, est en difficulté depuis longtemps, fait depuis quelques semaines l'objet de nouvelles attaques inadmissibles. Nous avons dénoncé à de multiples occasions les difficultés de la justice, anciennes, profondes, et encore aggravées par la crise sanitaire : manque de magistrats et de greffiers, manque de moyens matériels, faille numérique, multiplication de réformes parfois votées dans la précipitation… Les mises en cause récentes, à quelques mois des élections régionales nous ont fait à nouveau réagir car elles fragilisent dangereusement les institutions démocratiques. Il est urgent de se mettre autour de la table pour dresser un état des lieux complet et sans tabou et faire des propositions dans l'objectif de prése...


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