Exclusif - Lula : "Je serai candidat contre Bolsonaro"

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Pour déclarer sa candidature à la présidentielle, Lula choisit Paris Match. Dix-neuf mois de prison et une longue bataille judiciaire n’auront pas eu raison de son engagement et de sa pugnacité. Alors qu’au Brésil la pandémie a fait plus de 400 000 morts et que la valeur du real a chuté de 40% en 2020, Lula veut sortir son pays de l’impasse. Extraits de l'entretien.

Paris Match. Vous avez contracté le Covid-19 en janvier dernier à Cuba. Comment allez-vous aujourd'hui ?
Lula da Silva. Je vais bien. A vrai dire, je ne me suis même pas aperçu que j'avais le Covid : je n’ai absolument rien senti. Je l’ai découvert en faisant un test, qui s’est avéré positif. Une tâche sur l’un de mes poumons ayant été détectée à la radiographie, on m’a mis sous antibiotiques. Deux semaines plus tard, guéri, j’ai pu rentrer au Brésil, où l’on m’a soumis à de nouveaux examens. Même vacciné, je continue à prendre soin de moi. J’évite les foules, je continue à porter un masque et à utiliser du gel hydro-alcoolique chaque fois que nécessaire. Vous voyez celui qui m’aime le plus, c'est moi-même !

Comment définiriez-vous les relations diplomatiques entre le Brésil et la France ?
Écoutez (il rit), je pense que la relation entre nos deux pays a toujours été extraordinaire, exceptionnelle ! Je pense qu'il faut que cela continue ainsi, malgré des divergences occasionnelles. Le Brésil ne doit chercher à entrer en conflit avec aucun pays. Notre dernière guerre, c’était contre le Paraguay il y a 150 ans ! Je peux avoir des divergences avec le Président des États-Unis, mais je ne dois pas perdre de vue que je dois maintenir avec lui des relations diplomatiques pour garantir la démocratie, la politique de développement, les relations commerciales, scientifiques et technologiques.

(...)

Etes-vous officiellement candidat aux élections de 2022 ?
Si je suis le mieux placé pour remporter les élections présidentielles et que je suis en bonne santé, oui, je n’hésiterai pas. Je pense avoir été un bon président. J’ai tissé des liens solides avec l'Europe, l'Amérique du Sud, l'Afrique, les États-Unis, la Chine, la Russie.(...)


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