EXCLUSIF. Déprogrammations : deux millions d'hospitalisations en moins en 2020

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C'est le désastre invisible dans la tragédie du Covid-19. Depuis le printemps, médecins, associations de patients, chercheurs ou autorités de santé alertent sur les dégâts collatéraux causés par l'engorgement des hôpitaux. Car derrière le terme abstrait de "déprogrammation", il y a des patients qui continuent de souffrir de la hanche en attendant la pose d'une prothèse ; des malades atteints de cancers placés dans une file d'attente pour le bloc opératoire ; et d'autres qui ont vu leurs examens diagnostiques repoussés sine die. Mais l'ampleur réelle du phénomène n'avait jusqu'alors été qu'estimée, et encore partiellement.

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Pour tenter de mesurer "l'impact de l'épidémie de Covid-19 sur l'activité hors Covid en France" lors de la première vague, la Fédération hospitalière de France (FHF), porte-voix des hôpitaux publics, a mené une vaste étude portant à la fois sur les établissements de soins publics, les privés à but non lucratif et les cliniques, dont le JDD dévoile les résultats en exclusivité. Plus précisément, cette plongée dans la base de données sanitaires anonymisées PMSI a permis de comparer, entre début mars et fin août 2020, le volume d'hospitalisations ou d'opérations non liées au Sars-CoV-2 par rapport à la même période de 2019.

Principal enseignement de ce travail qui sera complété par de nouvelles données consolidées dans les prochains mois ? L'impact du confinement a...


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