EXCLUSIF. Cinéma : on a vu le nouveau « Dune » !

·1 min de lecture
Paul Atréides (Timothée Chalamet) et sa mère Jessica (Rebecca Ferguson) dans « Dune ».
Paul Atréides (Timothée Chalamet) et sa mère Jessica (Rebecca Ferguson) dans « Dune ».

Il ne faut qu?une poignée de secondes à Dune pour nous éblouir. Par sa poésie, son ampleur visuelle, sa majesté sonore rythmée par de puissantes percussions paraissant résonner depuis le cosmos. De bonnes vibrations, aussi intimidantes que celles des vers des sables de la planète Arrakis. Découragés depuis trop longtemps par un désert de blockbusters exsangues de toute intelligence, nous voilà face au miracle : une oasis de beauté, de grandeur, de fracas. Dune. La renaissance du space opera, un genre pas vraiment gâté par la piteuse dernière trilogie Star Wars. Un conte à la fois biblique et actuel, une tragédie complexe et démesurée, mais dont les actes s?emboîtent dans une clarté limpide. Une allégorie aux nombreux degrés de lecture, qui entrent tous en collision avec notre passé comme notre présent dans une tempête de thèmes, de l?angoisse écologique au fanatisme religieux en passant par les cicatrices du colonialisme et le choc des civilisations, sans oublier l?émancipation des femmes. Dune, un film woke ? Oui? et aussi heureusement non, tant son réalisateur parvient à encapsuler ces ambitions dans une priorité absolue : nous divertir dans un grand spectacle syncrétique, convoquant Lawrence d?Arabie comme La Guerre des étoiles (le tout premier, oui), Jung comme le Graal ou le monomythe de Campbell. On croit rêver mais non et, pour paraphraser Frank Herbert, le dormeur s?est bel et bien réveillé : Hollywood pulse encore.

Un véritable exploit signé du Qu [...] Lire la suite

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