EXCLUSIF. Affaire Bygmalion : le document qui contredit Jean-François Copé

Par Marc Leplongeon
·1 min de lecture
Jean-François Copé a bénéficié d'un non-lieu dans l'affaire Bygmalion. Il sera entendu comme témoin lors du procès (Photo d'illustration).
Jean-François Copé a bénéficié d'un non-lieu dans l'affaire Bygmalion. Il sera entendu comme témoin lors du procès (Photo d'illustration).

C'est une petite pierre dans le jardin du Je-n'ai-rien-vu-rien-entendu de Jean-François Copé, un des rares hommes politiques en responsabilité à l'époque à l'UMP à avoir échappé à une mise en examen dans l'affaire Bygmalion. Selon nos informations, Mes Christophe Ingrain et Rémi Lorrain, les avocats du directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, assurent avoir découvert, à la veille du procès, un document explosif. Celui-ci montrerait que Jean-François Copé, contrairement à ce qu'il a toujours affirmé, avait connaissance, dès juin 2012, de l'explosion des dépenses du parti liées à la campagne présidentielle.

L'affaire du financement illégal de la campagne présidentielle 2012 de Nicolas Sarkozy vaut aujourd'hui à une kyrielle d'acteurs du monde politique, des dirigeants de Bygmalion à Nicolas Sarkozy lui-même, en passant par son équipe de campagne, d'être jugés au printemps devant le tribunal correctionnel pour abus de confiance, usage de faux, escroquerie ou financement illégal de campagne électorale. Jean-François Copé, lui, a échappé aux poursuites, après avoir été placé sous le statut de témoin assisté durant l'instruction.

À LIRE AUSSI Bygmalion : Sarkozy enfonce Copé

Le plafond des dépenses de campagne explosé

Lorsque l'affaire est révélée par Le Point en février 2014, les responsables de l'époque commencent par sortir le parapluie. Jean-François Copé, patron de l'UMP, promet la transparence la plus totale : « L'UMP est déterminée à mettre à disposition l'i [...] Lire la suite