Un ex-détenu libéré avant la fin de sa peine accusé du viol d'une mineure, la famille va attaquer l'Etat

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Un homme est accusé du viol d'une mineure de 17 ans, six mois après sa sortie anticipée de prison. Il avait été condamné pour violences et agression sexuelle sur sa compagne. 

Le 5 mai 2020, un détenu condamné à 4 ans de prison en 2018 pour violences et agression sexuelle sur sa compagne, a été libéré de manière anticipée de la prison de Lyon-Corbas. Six mois plus tard, en octobre 2020, l'homme s'est retrouvé accusé du viol d'une jeune fille de 17 ans, en Isère. Il a depuis été placé en détention provisoire et a été mis en examen par le parquet de Grenoble.

Par le biais d'une conférence de presse le 13 avril, la famille de l'adolescente a indiqué sa volonté de porter plainte contre l'Etat pour faute lourde. Selon l'avocat de la plaignante Fabien Rajon, le suspect a bénéficié de la libération décidée pour 6 000 détenus dans tout le pays il y a quelques mois pour désengorger les prisons et ainsi ralentir la progression du covid-19. Le conseil et la famille ont dénoncé un «scandale judiciaire», selon «Lyon Mag», soulignant que dans la décision de libération, le risque de récidive du condamné n'avait pas été exclu.

Une libération qui n'a rien à voir avec le covid-19 selon le parquet

Cette version est contredite par le parquet de Lyon dans un communiqué, cité par BFMTV. Selon le document, la sortie de prison de l'homme n'a rien à voir avec le covid-19 puisque de part les faits pour lesquels il avait été condamné, violences et agression sexuelle, il ne pouvait pas bénéficier de la libération anticipée rendue possible pour certains détenus à cause de la situation sanitaire. Sa libération a été décidée par une décision du juge d'application des peines, «sur requête du condamné et après avis favorable du service pénitentiaire d'insertion et de probation, de l’administration pénitentiaire et du parquet de Lyon». Un expert psychiatre avait lui estimé que le risque de récidive du condamné était(...)


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