Ex-étudiant à Sciences Po, Attal "abasourdi par les témoignages" avec le #Sciencesporcs

·2 min de lecture

Le porte-parole du gouvernement, qui a étudié à Sciences Po s'est dit «abasourdi par les témoignages»reprenant le hashtag #sciencesporcs «par leurs contenus et par leur nombre». «Je n'ai pas été témoin de ces situations, ce qui ne veut pas dire qu'elles n'ont pas eu lieu», a-t-il déclaré.

Depuis quelques jours, les messages, reprenant le hashtag #sciencesporcs, de la part d'étudiantes se disant victimes ou témoins de violences sexuelles fleurissent sur les réseaux sociaux. Des étudiants y dénoncent une «culture du viol» présente dans les instituts d'études politique. Gabriel Attal, qui a étudié à Sciences Po Paris, «a été abasourdi par les témoignages, par leurs contenus et par leur nombre».

«Ce n'est pas ce que j'ai vécu quand j'étais étudiant, a confié le porte-parole du gouvernement de 31 ans, sur l’antenne de Europe 1 vendredi. «Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas eu ces situations pendant que j’étais étudiant», a-t-il insisté. «Je suis un homme, et je ne peux pas dire ce que vivent certaines femmes. Je n'ai pas été témoin de ces situations, ce qui ne veut pas dire qu'elles n'ont pas eu lieu», a-t-il poursuivi précisant que les victimes sont parfois des hommes aussi.

Interrogé sur cette «culture du viol», cet «écosysteme» dénoncé par certains étudiants, il répond : «Je ne crois pas, je ne suis pas sur cette ligne. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de violences, que ça n’existe pas et dans ce cas-là il faut tout faire pour que la parole se libère et pour que les personnes responsables de cette situation soient jugées et punies». «Précisément, sur le sujet des IEP et de Sciences Po, Frédérique Vidal (la ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation) a annoncé que des personnes de l'inspection générale vont se déplacer sur le campus pour accompagner les personnes vers le dépôt de plainte», a précisé le porte-parole du gouvernement.

Une enquête préliminaire pour viol, deux autres pour agressions sexuelles

Vendredi, plusieurs dizaines d'étudiants en Institut(...)


Lire la suite sur Paris Match