Evolution : la sélection naturelle est deux fois plus rapide que prévu

MARK GARLICK / SCIENCE PHOTO LIBRA / SPB / Science Photo Library via AFP

La sélection naturelle, mécanisme de l'Evolution par lequel la progéniture s'adapte à son environnement en fonction des gènes qui lui ont été transmis, est bien plus rapide que prévu. Si elle était la seule force en jeu, chaque génération augmenterait ses chances de survie de 18,5% ! Mais est-ce suffisant pour résister au changement climatique ?

A chaque génération, la sélection naturelle permet un gain de 18,5% de chances de survie de la descendance, simplement grâce à la génétique, d’après de nouveaux travaux sur la faune sauvage publiés dans . Un chiffre deux fois plus important qu’attendu, mais probablement insuffisant pour contrer le changement climatique.

Une action de la sélection naturelle deux fois plus rapide que prévu

Au début, je n’ai pas cru à nos résultats. J'étais sûr qu’il y avait une erreur de calcul”, se rappelle Timothée Bonnet, biologiste de l’Evolution à l’Australian National University de Canberra (Australie) et premier auteur de ces nouveaux travaux. Mais même avec les hypothèses de calcul les plus strictes et les postulats les plus conservateurs, le nombre ne change que très peu. “Nous trouvons qu’en moyenne, la sélection naturelle seule cause des modifications génétiques augmentant le nombre de progénitures de 18,5%, en seulement une génération”... Contre 9% dans les précédentes études. Chez les 15 espèces sauvages examinées, de la hyène tachetée à la mésange bleue, les modifications génétiques bénéfiques liées à l’Evolution survenaient donc deux fois plus rapidement que prévu.

Une méthode créée pour des besoins agricoles

Pour comprendre cette surprenante conclusion, il faut revenir quelques décennies en arrière, lorsque les professionnels de l’agriculture ont cherché à identifier les animaux les plus avantageux à accoupler. Pour savoir par exemple quel taureau reproducteur ferait les vaches laitières les plus productives, il est nécessaire d’évaluer à quel point la quantité de lait produite est héréditaire, et d’identifier les taureaux dont la généalogie est la plus avantageuse. “La beauté de cette méthode, c’est qu’elle permet d’étudier la base génétique de traits non directement mesurables (un taureau ne produit pas de lait) sans même avoir besoin d’identifier les gènes en question”, explique à Sciences et Avenir Alexandre Courtiol, co-auteur de l'article et spécialiste en Bio[...]

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