Evolution : les plantes sont sorties de l'eau grâce aux champignons !

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L’analyse génétique des relations symbiotiques entre une bryophyte et un champignon confirme l’hypothèse que les plantes aquatiques n’auraient jamais pu conquérir les continents il y a 450 millions d’années sans l’apport essentiel de la symbiose.

La vie sur Terre tient à des milliards de kilomètres de fils. Ceux tissés par les champignons. Si l’on connaît bien les cèpes des forêts, on soupçonne moins que 90% des plantes terrestres sont associées à une classe peu connue, celle des gloméromycètes. Ces fins filaments appelés hyphes d’un diamètre inférieur à 500 microns apportent aux plantes la matière organique dont elles ont besoin et reçoivent en retour les lipides qu’ils sont incapables de produire. On suppute qu’il en existe des milliers d’espèces, mais la recherche bute sur la difficulté à observer ces organismes composés d’une seule cellule comportant des milliers de noyaux. "Ils ne peuvent en effet être cultivés seuls en laboratoire tant ils ont besoin de leur relation aux plantes", précise Pierre-Marc Delaux, chercheur CNRS à l’Université de Toulouse III. Cette relation est forte et… ancienne. Dans Science, l’équipe toulousaine vient d’apporter la preuve que les gloméromycètes ont rempli un rôle majeur dans la conquête des terres par les plantes il y a 450 millions d’années.

L'évolution des végétaux à la sortie des mers. Les bryophites sont les formes les plus proches des premières plantes terrestres. Copyright Delaux/Rich

Leur rôle était certes soupçonné. Dans les années 1980, l’exploitation des gisements fossiles de montrait la présence de ces filaments à l’intérieur de cellules de plantes fossilisées datant de 407 millions d’années. "La microscopie à haute résolution a révélé des structures qui ressemblent à des arbuscules de champignons mais on ne pouvait que constater un aspect très proche de celui qu’on peut voir dans les racines des plantes d’aujourd’hui", poursuit Pierre-Marc Delaux. Au milieu des années 2010, les recherches portant sur le génome de plantes à fleurs (angiospermes), de conifères (gymnospermes) et des plantes ne possédant pas de systèmes de vaisseaux distribuant la sève, les bryophytes (mousses, hépatiques) démontrent que des gènes impliqués dans cette symbiose chez les angiosper[...]

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