"Everything Not Saved Will Be Lost" : Foals, deux fois plus forts

Yann Bertrand

Deux disques en six mois, c'est un peu trop non ? "Si vous donnez plein de beaux cadeaux à Noël, c’est bien non ?", répond malicieusement Yannis Philippakis. Et Yannis Philippakis a raison ; le leader de Foals a cette qualité essentielle, faire passer les messages. Car si la forme de ce deuxième chapitre de Everything Not Saved Will Be Lost - le premier est sorti au premier semestre - est toujours aussi bonne, le fond est encore plus intéressant.


Les Anglais, habitués des festivals - Rock en Seine encore une fois l'été dernier, par exemple - et des énormes salles, restent au fond ce petit groupe indé venu de Bristol, qui enchaîne les dates avec toujours la même rage, une colère devant un monde dévasté, une apocalypse climatique annoncée.

Ce n’est pas censé être sans espoir, mais sur ce disque particulièrement, j’ai essayé dans les paroles de capturer l’air du temps. Les morceaux sont remplis d’anxiété, d’inquiétude, tout un tas d’émotions contradictoires

Yannis Philippakis, chanteur de Foals


Plus que cela, ce disque est celui de l'époque, anglaise ou non, ce ras-le-bol généralisé face à des dirigeants qui déçoivent en permanence.

Les problèmes sont énormes, et ceux qui sont en position de gouverner semblent réticents à les régler

Yannis Philippakis, chanteur de Foals


Le rock est toujours (...)

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