Ever Given : "Nous sommes les premiers responsables de ce commerce maritime XXL"

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Un incident dont les conséquences en disent long sur notre mode de consommation. Près d'une semaine après le blocage du canal de Suez, le porte-conteneurs géant Ever Given, 400 mètres de long et plus de 220.000 tonnes, a été remis à flot lundi. Un "incident qui s'est transformé en petit accident économique" qui restera dans les annales, selon Paul Tourret, directeur de l’Isemar, l’Institut supérieur d’économie maritime. Et pour cause, "c'est la première fois depuis l'âge de la mondialisation économique" que l'on fait face à un tel événement. 

Notre rapport aux produits manufacturés venus de l'autre bout du monde en question

De cette première historique, Paul Tourret estime qu'il y a des leçons à tirer. À commencer par "la problématique d'avoir un canal maritime qui sert pour l'approvisionnement de millions de consommateurs des deux côtés du monde". Le canal de Suez, long de quelque 190 km, voit en effet passer environ 10% du commerce maritime international. En 2020, près de 19.000 navires l'ont emprunté. Mais l'incident de l'Ever Given montre bien plus que le flux d'un "trafic maritime international XXL", pointe le directeur de l'Isemar. Il est la conséquence direct de notre consommation au quotidien. 

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"Nous brassons tellement de produits de toutes origines au quotidien que c'est finalement notre rapport aux produits manufacturés qu'il faudrait poser", analyse le spécialiste. "Pour l'instant ce système...


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