Eve, une Française retrouvée morte au Canada : récit d'un "suicide" auquel sa famille ne croit pas

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Dimitri D. a encore en mémoire le cri de sa mère, au téléphone, "comme un loup qui hurle à la mort". Ce jour-là, le 24 août 2018, Joëlle D. vient d'apprendre le décès de sa fille, Eve, dont le corps sans vie a été découvert à Toronto, au Canada, au pied d'un immeuble modeste dans lequel elle vivait depuis un an. Deux ans déjà, et pour la famille de la jeune femme de 37 ans, toujours la même douleur mêlée à l'incompréhension. Car les circonstances du drame demeurent inexpliquées. Épaulés par leur avocat Julien Zanatta, la mère et le frère se démènent pour lever un coin du voile.

À l'époque, les policiers concluent rapidement au suicide : la trentenaire, qui vit de petits boulots, se serait jetée du balcon de son appartement situé au 12e étage. Certes, ils observent bien un fait étrange : le cadavre se trouve à une dizaine de mètres du point d'impact, une trace dans l'herbe ne laisse aucun doute. Certes, "le corps a été déplacé par une ou plusieurs personnes", lit-on dans les conclusions de l'autopsie. Mais pour les enquêteurs, la victime, qui venait de découvrir la double vie de son compagnon, avec femme et enfants à Miami, aux États-Unis, a décidé de mettre fin à ses jours.

Croyante, la victime réprouvait le suicide

Plusieurs éléments pourtant intriguent très vite la famille d'Eve. Handicapée depuis un accident intervenu lors d'une séance de dressage de chiens à la fin des années 1990, elle marchait, depuis, avec une canne et était dans l'incapacité de lever la jambe droite, ...


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