Evaluer et financer le stockage de CO2 : la forêt gabonaise en exemple

·1 min de lecture

Quelle est la valeur de la nature ? La question, controversée, fait l'objet d'une motion au congrès mondial de la nature de l'UICN à Marseille. Mais pour la forêt tropicale d'Afrique centrale, qui absorbe des tonnes de CO2 responsable du changement climatique, certains ont déjà une réponse : des millions.

Fin juin 2021, le Gabon est ainsi devenu le premier pays du continent à recevoir des fonds internationaux pour poursuivre ses efforts contre la déforestation. Dix-sept millions de dollars, décaissés via l'Initiative pour la forêt de l'Afrique centrale (Cafi), organisme lancé en 2015 par l'ONU, qui rassemble des pays d'Afrique centrale et des bailleurs de fonds internationaux.

"Sans le Gabon, il n'y aurait plus de pluie dans certaines parties d'Afrique"

"Un arbre debout ne vaut rien. Si vous le coupez, il vaut quelque chose, mais pas pour la planète. Donc il faut lui donner une valeur, investir et payer pour obtenir un résultat : que les arbres soient toujours debout", résume Carlos Manuel Rodriguez, patron du Fonds pour l'environnement mondial, organisme multilatéral de financement spécialisé.

D'autant que "sans le Gabon, il n'y aurait plus de pluie dans certaines parties d'Afrique et sans la forêt du bassin du Congo nous n'arriverons jamais à atteindre l'objectif de 1,5 degré" de réchauffement maximum fixé par l'accord de Paris sur le climat, poursuit celui qui fut ministre de l'Environnement du Costa Rica, pays connu pour sa biodiversité et son tourisme "vert".

Récompenser les pays

Vue aérienne de la forêt gabonaise, sur une image diffusée le 27 septembre 2019 par Ageos (Ageos/AFP/Archives - -)
Vue aérienne de la forêt gabonaise, sur une image diffusée le 27 septembre 2019 par Ageos (Ageos/AFP/Archives - -)

Vue aérienne de la forêt gabonaise, sur une image diffusée le 27 septembre 2019 par Ageos (Ageos/AFP/Archives - -)

Sauver les forêts tropicales est un objectif "extrêmement ambitieux (mais) il n'y a pas d'alternative si nous voulons éviter un changement climatique catastrophique," abonde Bard Vegar Solhjell, directeur de l'Agence norvégienne de coopération au développement (Norad), financeur de l'opération gabonaise.

L'agence a un important programme de lutte contre la déforestation dans différentes parties du monde, à hauteur de centaines de millions de dollars.

Mais si en Indonésie ou au Brésil il s'agit de lutter contre une coupe industrielle, destinée notamment à dégager des espaces pour l'agriculture intensive, la situation est différente au Gabon : le pays a préservé l'immense ma[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles