Evains Wêche : « Le malheur d’Haïti, ce sont les politiques »

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Une maison détruite à Jérémie (Haïti).
Une maison détruite à Jérémie (Haïti).

Écrivain (auteur des Brasseurs de la ville, éd. Philippe Rey), dentiste de formation travaillant désormais comme cadre de santé à la direction des ressources humaines du ministère de la Santé d?Haïti, Evains Wêche vit à Port-au-Prince et rejoint sa famille une fois le mois, dans sa ville de Jérémie, cinquième ville du pays, cité des poètes et d?Alexandre Dumas. Il y était arrivé la veille du 14 août pour le mariage d?amis quand, encore couché, à 8 h 30, il sentit la terre trembler. Sa « tribu », comme il la nomme, a fui aussitôt la maison qui « tanguait ». C?est depuis l?abri préfabriqué (shelter), où onze membres de sa famille sont abrités dans deux pièces, qu?Evains Wêche nous raconte ce que le département du Sud traverse depuis que le séisme de magnitude 7,2 a fait déjà près de 2 000 morts et que, depuis lundi, un cyclone s?abat sur Haïti, apportant des pluies ininterrompues. Dès le lundi 16 août, Evans Wêche avait écrit sur son blog son dilemme : « Partir ou souffrir ? » Un texte bouleversant qui vise le personnel politique du pays. Conversation via Messenger dans la nuit finissante de Jérémie et la mi-journée de Paris. Après que le mariage a été célébré. « Dans l?intimité, mais enfin, c?était bien cette petite fête de l?amour pour reprendre espoir ! »

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