Euthanasie : « Je pars la fleur au fusil »… Pour Alain Cocq, la fin de vie justifie les moyens

Vincent Vantighem
·1 min de lecture

PORTRAIT - Lourdement handicapé, Alain Cocq a décidé de se rendre en Suisse pour bénéficier d’un suicide assisté et milite pour l’aide active à mourir en France

A Dijon (Côte d’Or),

C’est lui qui a décroché son téléphone le premier. Il avait appris qu’on s’intéressait à son histoire et voulait nous convier chez lui, à Dijon. Le lendemain, il a rappelé pour savoir si on avait acheté notre billet de train. Le jour suivant, c’était pour donner son adresse. Et celui d’après pour vérifier qu’on avait bien noté le nom de la rue permettant d’accéder, plus facilement, à l’arrière de son appartement médicalisé. « Très bien, je vous attends, alors. Je m’occupe de préparer le café. »

Évidemment, à notre arrivée en ce jour neigeux de janvier, ce n’est pas Alain Cocq qui fait bouillir la marmite. Mais l’un des six auxiliaires de vie qui, chaque jour, se relaient à son chevet. A l’une, il réclame « le dossier médical noir ». A l’autre, « l’ordinateur ». Et entre les deux, « une tasse de café ». Torse nu, allongé dans son lit, cigarette aux lèvres, cet homme de 57 ans distribue les ordres sans affection particulière. Mais il ne faut pas y voir un manque de respect. (...) Lire la suite sur 20minutes

À lire aussi :
Handicapé, Alain Cocq va diffuser son agonie en direct faute d'avoir pu bénéficier d’une euthanasie
Vincent Lambert est mort, après dix ans de bataille judiciaire
Mourir dans la dignité, ça peut être simple comme un coup de fil