Euthanasie : "Il y a d'autres voies" pour le député-médecin Marc Delatte, qui soulève un problème "éthique"

franceinfo
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L’Assemblée nationale examine jeudi 8 avril la proposition de loi déposée par le député Olivier Falorni (groupe Libertés et Territoires) pour un droit à "une fin de vie libre et choisie". "Cela pose un problème éthique, le conseil de l'ordre [des médecins] a dénoncé cette proposition de loi", a réagi sur franceinfo Marc Delatte, député LREM de la 4e circonscription de l’Aisne, membre du Comité consultatif national d’éthique et médecin lui-même pendant trente ans.

franceinfo : Pourquoi ne voterez-vous pas cette proposition de loi ?

Marc Delatte : Il faut faire attention à la façon dont on vous sert le couvert. Le titre de la loi c'est "donnant droit à une fin de vie libre et choisie". Il faut appeler un chat un chat. C'est simplement un droit à l'euthanasie. C'est toute la problématique de l'intentionnalité de provoquer la mort. Est-ce que demander la mort quand on souffre n'est pas un choix libre ? C'est toute la problématique. On a le serment d'Hippocrate, [prêté par les médecins avant de commencer à exercer], qui dit que je ferai tout pour soulager les souffrances, je ne prolongerai pas abusivement les agonies et je ne provoquerai jamais la mort délibérément. Cela pose un problème éthique en tant que personne au-delà du médecin. Le Conseil de l'Ordre [des médecins] a dénoncé cette proposition de loi. Quand on va dans les centres de soins palliatifs, on ne peut pas appeler à la clause de conscience personnelle. Chacun est dans cet esprit d'accompagnement de soin et dans (...)

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