Euthanasie : Véran n'est « pas convaincu qu'il faille ouvrir ce débat aujourd'hui »

Source AFP
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« Je pose la question car depuis plus d'un an la mort est omniprésente dans le quotidien des Français », a fait valoir le ministre.
« Je pose la question car depuis plus d'un an la mort est omniprésente dans le quotidien des Français », a fait valoir le ministre.

« Ultime liberté » contre « transgression majeure ». L'Assemblée nationale rouvre ce jeudi 8 avril le débat sensible sur l'euthanasie, qui risque toutefois de ne pas aller à son terme en raison du manque de temps face à un barrage de milliers d'amendements. La proposition de loi du député Olivier Falorni ouvrant droit à « une fin de vie libre et choisie » divise tous les groupes de la classe politique, qui laissent leurs élus s'exprimer en conscience.

Le ministre de la Santé Olivier Véran s'est, d'ailleurs, dit « pas convaincu qu'il faille ouvrir aujourd'hui ce débat d'envergure ». « Je pose la question car depuis plus d'un an la mort est omniprésente dans le quotidien des Français », avec la pandémie du Covid-19, a-t-il insisté. « Le débat mérite d'avoir lieu, ça ne fait aucun doute » mais « il faut un débat serein », sur un sujet aussi « sensible » : cela « nécessite le temps d'un débat parlementaire et je crois d'un débat national aussi », « impliquant les soignants, les associations et les corps intermédiaires », a estimé Olivier Véran, en soulignant la diversité des « sensibilités » sur le sujet.

« Les Français sont prêts »

« Évidemment, c'est une question difficile, philosophiquement, ontologiquement. Il n'y a pas de réponse qui soit facile », reconnaît le socialiste Boris Vallaud. Le texte est présenté en première lecture dans le cadre d'une journée réservée au groupe Libertés et Territoires d'Olivier Falorni, défenseur de longue date d'un droit à l'eu [...] Lire la suite