Europe : « Le mécanisme lié à l'État de droit est une absurdité juridique »

Par Emmanuel Berretta
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Judit Varga, ministre de la Justice de la Hongrie
Judit Varga, ministre de la Justice de la Hongrie

Judit Varga, ministre de la Justice depuis juillet 2019, est l'étoile montante de la vie politique hongroise. Viktor Orban a toute confiance en cette juriste de 40 ans pour faire prévaloir le point de vue du pays d'Europe centrale dans l'actuel bras de fer qui l'oppose à ses partenaires et au Parlement européen, s'agissant du plan de relance conditionné au respect de l'État de droit. À l'heure actuelle, tout est bloqué par le veto hongrois et polonais. Pas un centime du plan de relance ne sera versé tant que perdurera cette crise politique. Le budget européen 2021-2027 est également suspendu. Judit Varga explique les raisons qui motivent ce veto et renvoie les détracteurs de la Hongrie à leurs propres manquements.

Le Point : Quel est votre problème concret avec le mécanisme de l'État de droit ? Son principe ne peut pas être mis en question puisqu'il figure dans le paquet signé en juillet au sommet européen?

Judit Varga : Le principal problème est que les critères de l'État de droit ne sont pas définis de manière précise. L'État de droit est un concept formé par l'assemblage lâche de principes fondamentaux. L'on ne peut pas bâtir de mécanisme de sanctions là-dessus. Les codes pénaux ne comportent pas non plus de dispositions telles que « sois honnête » ou « respecte les règles de la vie en société » ? bien que personne ne mette en doute la pertinence de ces attentes.

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