Europe : les illuminations de Noël à l'heure de la sobriété énergétique

Comment garder l'esprit de noël en pleine crise de l'énergie ? À l'approche des fêtes de fin d'année, de nombreuses villes européennes se demandent si elles doivent réduire leurs éclairages de Noël en raison des prix qui grimpent et cherchent des alternatives.

En Belgique, plusieurs villes seraient partagées entre le désir de montrer l'exemple et celui d'animer les rues. Alors beaucoup optent pour une réduction de la quantité d'illuminations et de leur durée. Liège par exemple a tranché et va réduire de 50 à 45 jours leur installation, et de 10 à 8 heures par jour leur fonctionnement. Ce qui devrait permettre une économie d'environ 8 500 kWh sur les 30 000 consommés habituellement.

Aux Pays-Bas, certaines agglomérations ont aussi pris la décision de réduire le temps d'éclairage. À Deventer, ville d'environ 100 000 habitants, on installe non seulement moins de lumières de Noël et elles ne sont allumées que la moitié du temps par rapport aux années précédentes.

En France, certaines municipalités optent pour des solutions d'éclairages à faible consommation quand d'autres consultent directement la population pour connaître leur avis. C'est le cas à Ambazac, en Haute-Vienne où 54,9% des votants ont répondu favorablement à la question : "pour un coût de 16 600 euros et compte tenu de la crise de l’énergie, êtes-vous pour ou contre l’installation des décorations lumineuses de Noël cette année ?".

Quant aux traditionnelles illuminations des Champs-Élysées à Paris, elles aussi doivent faire des efforts. Le comité de ce quartier très touristique parisien, a décidé d'organiser des plages horaires restreintes, une semaine en moins et une consommation électrique "en baisse de 44 %.