Européennes : dans l’incapacité d’exister, les "petites listes" se rebiffent

Face à l’impossibilité de faire parler d’elles dans les grands médias nationaux, sept "petites listes" candidates aux élections européennes ont publié une tribune dans Libération et protesté lundi matin auprès de l’Arcom. Elles pointent l'inégalité de traitement médiatique dont elles se disent victimes, et s'insurgent contre les règles de fonctionnement du scrutin.

Elles se sont donné rendez-vous, lundi 3 juin, devant les bureaux de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle (Arcom) pour protester contre leur invisibilisation. Sept "petites listes" candidates aux élections européennes du 9 juin ont ainsi dénoncé les règles et les pratiques relatives à la campagne des européennes qui, selon elles, "verrouillent le système politique" et "empêchent l’émergence d’idées nouvelles".

Les représentants du Parti animaliste, du Parti pirate, d’Équinoxe, de Nouvelle Donne, de Volt, du Parti radical de gauche et d’Allons enfants, qui ont également publié une tribune, dimanche 2 juin, dans Libération, critiquent notamment le seuil de 5 % des voix imposé en France pour obtenir des eurodéputés, alors que celui-ci est fixé à 0,6 % en Allemagne, où le Parti pirate a ainsi pu obtenir un député européen en 2019 avec seulement 0,65 % des suffrages.


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