Européennes: Hollande et Glucksmann se sont rencontrés vendredi

L'essayiste Raphaël Glucksmann, fondateur du parti Place Publique, annonce sa candidature aux Européennes, le 15 mars 2019 à Paris

Paris (AFP) - François Hollande et la tête de liste PS-Place publique pour les européennes Raphaël Glucksmann se sont rencontrés environ une heure vendredi à la demande de ce dernier, a affirmé lundi l'entourage de M. Hollande, confirmant une information de Libération.

Le rendez-vous a été "constructif", a précisé cette source.

L'ancien président de la République avait marqué sa distance avec M. Glucksmann il y a deux semaines, en laissant planer le doute sur son vote pour les européennes.

"Je vote à toutes les élections. Je voterai pour les socialistes, je vote toujours pour les socialistes, faut-il encore qu'il y en ait", avait-il dit sur France Inter. "Je pense que les socialistes s'inscriront au groupe socialiste (au Parlement européen), mais j'attends de voir si notamment Raphaël Glucksmann s'inscrira au groupe socialiste européen", avait-il ajouté.

La désignation mi-avril de Raphaël Glucksmann comme tête de liste des socialistes a suscité des remous au PS, où certains, notamment parmi les proches de François Hollande, ont contesté le choix du premier secrétaire Olivier Faure d'accorder la tête de liste à un non-socialiste.

Cette décision a cependant été approuvée le 2 avril par plus de 80% des quelque 21.000 militants qui ont pris part au vote.

M. Glucksmann s'est de son côté efforcé de désamorcer les critiques, allant à la rencontre des premiers fédéraux et des parlementaires socialistes.

Jeudi, il a rencontré au Sénat une vingtaine de députés et sénateurs, selon le président du groupe PS au Sénat Patrick Kanner. Cette rencontre s'est "bien passée", selon plusieurs participants interrogés par l'AFP. M. Kanner a salué auprès de l'AFP la "disponibilité" et "une forme d'humilité" de M. Glucksmann.

"Il a dit combien il comptait sur les élus pour relayer sa campagne", a rapporté à l'AFP la sénatrice Martine Filleul. "On serre les rangs, on va à la bagarre ensemble", a de son côté commenté le sénateur Jérôme Durain, en reconnaissant que le PS n'avait "sans doute" pas vraiment le choix.

A la sortie de la réunion, M. Glucksmann s'est dit "fier (...) du soutien du PS, du soutien de ses militants, militantes, du soutien de ses élus, de son histoire". "Je siègerai au groupe social-démocrate", a-t-il assuré.