Européennes : Hamon candidat continue d’espérer une «unité» citoyenne à gauche

M.-L.W. avec AFP
Lors d’un meeting au Cirque d’Hiver à Paris, Benoît Hamon a estimé que « le devoir de la gauche n'est pas de jeter de l'essence sur la colère »

L’ancien candidat à la présidentielle entend incarner à Strasbourg une alternative de gauche et écologiste face à la dérive «néolibérale» de l’Union européenne.


L’ancien candidat à la présidentielle Benoît Hamon a annoncé jeudi qu’il conduirait une liste « citoyenne » aux Européennes, ne désespérant pas, à six mois du scrutin, de parvenir à un accord avec d’autres forces politiques dans un paysage très émietté à gauche.

« Je me sens une responsabilité. Je suis, depuis de longs mois, le plus populaire à gauche », a assuré au quotidien Le Monde le cofondateur de Génération-s, en déclarant être « candidat pour mener le combat en première ligne, à la tête d’une alliance citoyenne ».

Ne pas oublier notre «humanité»

Il entend incarner une alternative de gauche et écologiste à la dérive « néolibérale » de l’Union européenne. Pour lui, le mouvement des Gilets jaunes est « une convulsion profonde de la société française. Le débouché peut être positif, avec des droits pour tous, une vie meilleure. Mais cela peut être aussi un débouché autoritaire, avec moins de libertés publiques. »

Le mouvement des Gilets jaunes qui « ne peut se réduire à une horde raciste et homophobe », est en partie le fruit de l'échec de la gauche qui « a renoncé au réel après avoir renoncé à l'idéal », a-t-il lancé jeudi soir lors d’un meeting du Cirque d’Hiver à Paris. « La violence abîme leur mouvement et je la condamne sans réserve. Mais je mets en garde ceux qui voudraient dissoudre le peuple parce qu'il ne leur plaît pas », a-t-il poursuivi. « Le devoir de la gauche n'est pas de jeter de l'essence sur la colère », a-t-il dit dans une allusion à la France insoumise.

« Si nous voulons vraiment l’après-Macron et l’après-carbone, si nous voulons remettre le progrès au pouvoir, notre devoir, c’est l’espoir», a poursuivi l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur.


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