Européennes: Glucksmann promet une "refonte en profondeur" de la social-démocratie européenne

La tête de liste PS/Place publique aux élections européennes, Raphaël Glucksmann, le 1er juin 2024, à Marseille (DAVID COSTA)
La tête de liste PS/Place publique aux élections européennes, Raphaël Glucksmann, le 1er juin 2024, à Marseille (DAVID COSTA)

La tête de liste PS/Place publique aux élections européennes, Raphaël Glucksmann, a promis dimanche sur BFMTV une "refonte en profondeur" de la social-démocratie européenne, notamment "en lui faisant épouser le logiciel de l'écologie politique".

Interrogé sur les divergences au sein de son groupe européen, notamment sur le pacte Asile immigration ou les traités de libre-échange, sujet sur lequel il était en position minoritaire, l'eurodéputé a promis une "bascule" au sein du groupe.

"Vous allez voir. Il y a une bascule au sein du groupe social-démocrate et concernant par exemple le Mercosur, une majorité du groupe s'y opposera", a-t-il promis.

"On est en train vraiment de remodeler en profondeur la social-démocratie européenne en lui faisant épouser le logiciel de l'écologie politique", a-t-il ajouté. Le résultat, selon lui, est une "nouvelle offre politique qui dominera la gauche européenne pendant les décennies à venir".

M. Glucksmann s'est dit "au coeur du réacteur aujourd'hui pour façonner le programme" du groupe. "Si on va poser au premier jour de notre mandat la clause de l'Européenne la plus favorisée comme un des points centraux de l'agenda législatif à venir, c'est parce que je l'ai poussée au sein du groupe", a-t-il assuré.

Le troisième homme des sondages est par ailleurs revenu sur les critiques de La France insoumise, qui l'accuse d'avoir "trahi" le programme de la Nupes sur l'âge de départ à la retraite à 60 ans.

"La base, l'objectif, c'est que celui qui a commencé à travailler à 17 ans puisse partir à 60 ans et que le cadre qui a commencé beaucoup plus tard, et bien il partira plus tard", a-t-il expliqué.

"J'expliquais juste que ce n'est pas universel, mais ce n'est même pas universel dans le programme de la Nupes non plus", a-t-il martelé, en dénonçant une "polémique politicienne".

Enfin, interrogé sur le soutien que lui apporte l'ex-président socialiste François Hollande, il a répondu qu'il "ne ferait pas de meeting avec François Hollande".

"Moi, j'ai un cap clair et tous les gens qui soutiennent ce cap sont des atouts", dit-il, mais dans le bilan de François Hollande, "il y a des choses positives, il y a des choses négatives", a-t-il estimé, en ajoutant: "Moi, je ne propose pas la réédition du passé".

caz/leo/gvy