Européennes : faire du RN un sujet central de la campagne serait « lui faire un cadeau », met en garde François Bayrou

Le duel entre Renaissance et le Rassemblement national a été lancé par Jordan Bardella lors de son meeting du dimanche 3 mars à Marseille. Le président du Rassemblement national avait notamment qualifié Emmanuel Macron de « grand effaceur » du pays, avant d’assurer que « sept ans de macronisme [avaient] affaibli la France ». Samedi 9 mars, lors du lancement de la campagne de Renaissance en vue des élections européennes, Valérie Hayer, tête de liste, et les membres de la majorité présidentielle ont répondu avec véhémence à ces premières attaques.

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Gabriel Attal a indiqué que le « mandat du clan Le Pen au Parlement européen », n’était rien d’autre qu’« une litanie de trahisons contre les intérêts des Français ». Une déclaration violente qui suivait celle de Gérald Darmanin à propos des « réflexes nauséabonds du populisme » du Rassemblement national.

Ça ne doit pas être « le seul sujet », d'après Bayrou

Ce dimanche 10 mars, François Bayrou, patron du Modem, est revenu sur ce meeting au micro de BFMTV et semble en désaccord avec la stratégie macroniste de cibler le parti d’extrême droite. « Je ne crois pas que la solution soit de faire du Rassemblement national le seul sujet de la campagne », avoue-t-il, tout en indiquant qu’une telle tactique serait « lui faire un cadeau ».

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