Européennes : les cinq grands perdants

Valérie Hayer, présidente du groupe Renew Europe au Parlement européen, à Nice (Alpes-Maritimes), le 6 juin 2024.  - Credit:Syspeo/Sipa
Valérie Hayer, présidente du groupe Renew Europe au Parlement européen, à Nice (Alpes-Maritimes), le 6 juin 2024. - Credit:Syspeo/Sipa

Les désillusions sont nombreuses après un scrutin comme les européennes. En voici un petit échantillon issu du dépouillement des urnes, dimanche soir.

1. Valérie Hayer : l'influence française en berne

Dimanche soir, au Parlement européen, tous les dirigeants des groupes politiques étaient présents. Sauf Valérie Hayer. Première faute de carre pour la présidente du groupe Renew qui, après une bérérezina française, va devoir remettre son titre en jeu dans quelques jours. Or, les partis centristes qui se sont renforcés appartiennent plutôt à la branche la plus libérale du groupe (Alde). Les Français, avec 13 élus, demeurent la plus grande délégation, mais ils ont beaucoup perdu de leur superbe. Et l'incertitude qui plane en France sur les législatives n'aide guère…

Que feront les 7 élus tchèques d'Andrej Babis (ANO 2011), qui n'ont de centristes que le nom tant leurs idées flirtent avec celles de Viktor Orban ? À qui iront les présidences de commission jusqu'ici détenues par la France (Pascal Canfin pour l'Environnement et Nathalie Loiseai pour la sous-commission Défense) ? Comment Valérie Hayer va-t-elle gérer l'affaire des Néerlandais du VVD qui fricotent avec le populiste Geert Wilders dans un gouvernement commun ?

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