Européennes: Bellamy moque la "cigale" Macron et fustige le RN dans son dernier meeting

François-Xavier Bellamy, tête de liste LR aux européennes, avant un débat sur la chaîne France 2, le 4 juin 2024 à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis (STEPHANE DE SAKUTIN)
François-Xavier Bellamy, tête de liste LR aux européennes, avant un débat sur la chaîne France 2, le 4 juin 2024 à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis (STEPHANE DE SAKUTIN)

La tête de liste LR François-Xavier Bellamy, a appelé mercredi ses partisans à se mobiliser pour "convaincre" les électeurs à voter pour la droite dimanche lors de son dernier meeting, moquant la "cigale Macron" et fustigeant le RN qui se "sert" des élections européennes.

"Pour réussir le défi qui nous attend, c'est de votre voix que j'ai besoin", a-t-il affirmé lors de son ultime meeting de campagne au Cannet, fief LR des Alpes-Maritimes, dans une salle prévue pour 1.500 personnes qui s'est révélée un peu trop petite.

Dans un discours sans notes de près d'une heure, déambulant sur scène micro en main, le professeur de philo, qui reste scotché autour de 7% dans les sondages, a attaqué tour à tour la majorité et le Rassemblement national.

"Emmanuel Macron c'est La Fontaine revisité", a-t-il ironisé, revenant sur la récente dégradation de la note souveraine du pays par S&P Global Ratings.

Décrivant le chef de l'Etat comme une "cigale version 2", M. Bellamy a assuré que M. Macron avait l'intention d'aller voir après les élections du 9 juin "la fourmi" (ses partenaires européens, NDLR) pour leur proposer de "faire une dette ensemble".

M. Bellamy a aussi attaqué le RN, qui caracole en tête des sondages avec plus de 30% des voix, lui reprochant son absence au Parlement européen.

"Le RN se sert de cette élection bien plus qu'il ne veut servir la France à travers elle", a-t-il dénoncé face aux militants qui agitaient des drapeaux tricolores.

Au premier rang se trouvaient le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez et le maire de Cannes David Lisnard, deux des possibles candidats de la droite à l'Elysée en 2027, ainsi que le président du groupe LR au Sénat Bruno Retailleau.

"Ayez confiance, nous sommes cette droite du redressement", a affirmé le patron de LR Eric Ciotti qui a attaqué sans ménagement le président Macron, l'accusant de "prendre en otage" la campagne électorale.

"Il faudra dire non à Macron dimanche et il faudra le dire fortement, mais avec raison, intelligence et conviction (...) pour construire une nouvelle espérance", a-t-il déclaré.

Sur le même ton, Céline Imart, numéro 2 de la liste, s'est réjouie de faire partie d'une nouvelle génération à droite", celle qui "tournera la page des échecs et des trahisons du macronisme".

arz/jmt/fan