Européennes 2024: les votes et non votes de l’Allemagne interrogent

La campagne pour les élections européennes est ouverte en Allemagne, l’occasion de faire un bilan de la politique européenne du gouvernement d’Olaf Scholz. Depuis deux ans et demi, la politique menée par Berlin est souvent peu lisible. Le « vote allemand » - ou le choix d'une abstention - interroge.

Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

Ce n’est pas nouveau, mais c’est plus fréquent. Quand, dans une coalition avec plusieurs partis, il n’y a pas d’accord sur une réforme européenne, l’Allemagne s’abstient. Cela signifie que le plus grand pays de l’Union européenne (UE) n’a pas de position, alors que celle-ci sert pour beaucoup de référence. Berlin voit son poids se réduire et une décision à la majorité qualifiée sans l’Allemagne devient ainsi très compliquée.

Et il y a le « german vote plus » : quand un compromis a été trouvé laborieusement à Bruxelles et que d’un coup un partenaire de la coalition au pouvoir - souvent les libéraux - changent d’avis. Ce qui provoque la consternation des partenaires de Berlin.

Certains pays se disent désormais qu’il vaut mieux dès le départ trouver un accord sans Berlin. Les milieux diplomatiques allemands reconnaissent que leurs marges de manœuvre sont plus réduites : le poids de leur pays s’amenuise.

Une remarque qu’on entend fréquemment est que ce gouvernement allemand aurait un élan européen trop « poussif ».


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