Européennes 2019: pourquoi la tension monte entre communistes et Insoumis

Alexandre Boudet
La tension monte entre Ian Brossat (PCF) et Manon Aubry (LFI).

POLITIQUE - Au soir du 26 mai, il n’y aura sans doute pas deux belles surprises à gauche. Alors à une semaine des élections européennes, ceux qui sont en concurrence pour mobiliser le même électorat font monter la pression. C’est le cas ce dimanche avec les communistes et les insoumis qui s’écharpent sur la base de calculs mathématiques. 

La tête de liste du PCF Ian Brossat a tiré le premier. Sur RTL, il a expliqué à ses électeurs potentiels en quoi, dans cette dernière ligne droite de la campagne, il était le vrai vote “rentable”.

Brossat vise les 5%

Dans la foulée d’un sondage qui l’a placé à 4%, il espère arriver à la barre des 5%, synonyme d’élus au Parlement européen. Il a expliqué qu’une voix de plus pour lui pourrait peut-être lui permettre de franchir ce cap et donc d’envoyer 5 eurodéputés alors qu’une voix pour “une liste créditée de 8-9% dans les sondages” (sous-entendu pour la France insoumise) ne ferait gonfler le contingent mélenchoniste que d’un élu au maximum.