Euro: l'Espagne se régale et s'invite en 8e, en attendant Portugal-France

·4 min de lecture

Festival à Séville! Effaçant ses débuts ratés, l'Espagne a étrillé mercredi la Slovaquie (5-0) pour atteindre les huitièmes de l'Euro, montrant la voie au Portugal, confronté à des Français déjà qualifiés (21h00), et à l'Allemagne, opposée à la Hongrie dans un contexte incandescent.

La première phase du tournoi européen touche à son but et la plupart des grands noms ont composté leur billet pour le tour suivant, à l'image de la "Roja", qui s'est dépêtrée de son inefficacité chronique pour signer le premier score fleuve de cet Euro, avec notamment un but du transfuge franco-espagnol Aymeric Laporte.

Voilà les Espagnols deuxièmes du groupe E et aiguillés vers Copenhague, où ils affronteront lundi la Croatie de Luka Modric, meneur de jeu du Real Madrid. Quant à la Suède, première en battant la Pologne à l'arraché (3-2), elle jouera mardi à Glasgow contre un troisième de groupe.

Conséquence, la Pologne de Robert Lewandowski, quart de finaliste en 2016, ne disputera pas les huitièmes de finale, malgré un doublé de l'attaquant du Bayern Munich (61e, 84e) à Saint-Pétersbourg qui avait un temps entretenu l'espoir avant un coup de poignard du Suédois Viktor Claesson dans le temps additionnel (90e+4).

Les Polonais échouent à la dernière place du groupe E, derrière la Slovaquie, également éliminée puisque sa différence de buts désastreuse ne lui permet plus de prétendre à l'une des quatre places de meilleur troisième.

Cela fait les affaires de l'Ukraine, repêchée et officiellement bénéficiaire de l'un de ces quatre tickets.

Reste, pour clore cette phase de poules, le dénouement du groupe F comme "frissons".

Déjà assurés d'être en huitièmes, les Français peuvent envoyer le Portugal de Cristiano Ronaldo au tapis, un destin qui menace aussi l'Allemagne, hôte de la Hongrie au même moment à Munich.

- Ronaldo pour égaler Ali Daei ? -

L'affiche entre les champions du monde français et les champions d'Europe portugais a des allures de finale avant l'heure... et de revanche de la finale 2016 remportée par la Seleçao en France (1-0 a.p.).

C'est d'ailleurs un match couperet pour le tenant du titre qui, avec trois points seulement, peut passer à la trappe en cas de large défaite face aux Bleus, actuels premiers (4 pts). Pour l'Allemagne (3 pts), le spectre d'une nouvelle élimination au premier tour, trois ans après la débâcle du Mondial-2018 en Russie, hante aussi les esprits.

Le calcul est simple: une victoire ou un nul permettraient aux Portugais (3 pts) et aux Allemands (3 pts) de rester en course. Une défaite et il faudrait sortir la calculette.

La France (4 pts), malmenée samedi par la Hongrie (1-1), entend rester en tête du groupe pour bénéficier d'un tableau plus ouvert par la suite. La première place l'emmènerait à Bucarest le lundi 28 juin pour affronter l'Ukraine ou la Suisse.

Mais attention à la menace Ronaldo: l'insatiable attaquant portugais a l'habitude d'inscrire des buts à la pelle - même s'il n'a jamais marqué en six confrontations face aux Bleus.

"CR7" n'est d'ailleurs qu'à deux unités seulement du record de buts en sélection détenu par l'Iranien Ali Daei (109 buts), grâce à son troisième but inscrit dans cet Euro lors de la défaite 4-2 contre l'Allemagne à Munich.

- Lourd contexte extra-sportif -

Dans la capitale bavaroise, le duel Allemagne-Hongrie s'annonce alléchant aussi.

Et tous les yeux seront tournés vers Joachim Löw (61 ans), qui risque, en cas d'élimination précoce, de vivre son tout dernier match sur le banc de la Mannschaft après 15 ans de service.

Pour son équipe, il s'agit aussi de dépasser le lourd contexte extra-sportif qui a pollué l'avant-match.

Depuis que l'UEFA a interdit à la ville bavaroise, qui souhaitait protester contre une loi jugée discriminatoire récemment votée en Hongrie, d'illuminer son stade aux couleurs arc-en-ciel de la communauté LGBT, l'Euro vit au rythme de la controverse dite du "Rainbow-gate" ("rainbow" pour arc-en-ciel en anglais).

C'est une "honte", a estimé la Commission européenne, "l'UEFA envoie le mauvais signal", a renchéri le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas, tandis que la présidence française "regrette profondément" le veto de l'UEFA.

L'instance européenne a elle défendu sa décision: "l'arc-en-ciel n'est pas un symbole politique, mais le signe de notre ferme engagement pour une société plus diverse et inclusive", a insisté l'UEFA, tout en parant son logo des couleurs de la communauté LGBT.

jta-ama-jed/bpa

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles