Euro féminin: l'Angleterre tremble mais vient à bout de l'Espagne

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Un éclair de Georgia Stanway a tiré l'Angleterre du piège tendu par l'Espagne, mercredi, en quart de finale de l'Euro féminin de football et le pays hôte verra les demi-finales de la compétition grâce à sa victoire 2-1 après prolongation.

Souveraines lors du premier tour avec trois victoires et 14 buts marqués, sans en encaisser un seul, les "Lionesses" ont dû cette fois cravacher et devront récupérer avant d'affronter, mardi prochain, la Suède ou la Belgique, qui se rencontrent vendredi.

L'Angleterre avait tout à craindre de cette Roja qui était la dernière équipe à ne pas avoir perdu contre elle (0-0 en février) et aussi le seul adversaire à ne pas avoir encaissé de but depuis que Sarina Wiegman est sur le banc.

Confrontées à une équipe qui aime priver son adversaire de ballon, les Anglaises ont essayé d'y répondre par une sorte de "ni-ni": ni pressing étouffant comme l'avait fait l'Allemagne en première période face aux mêmes adversaires, lors de leur victoire 2-0, ni position basse pour jouer le contre, comme les mêmes Allemandes l'avaient fait sur le reste du match.

- Beth Mead méconnaissable -

Les Espagnoles, elles, ont mis une grosse pression sur Georgia Stanway et Kiera Walsh, le double pivot anglais, ralentissant les remontées de balle.

Elles ont aussi très bien contrôlé les dynamiteuses des ailes, Lauren Hemp et Beth Mead, méconnaissable après sa phase de poule ponctuée par 5 buts et 3 passes décisives, et sortie avant même l'heure de jeu.

Offensivement, elles avaient clairement ciblé les latérales comme point faible de l'arrière-garde anglaise.

Inlassablement, elles sont venues tester Lucy Bronze à droite et Rachel Daly à gauche, provoquant des surnombres ou les provoquant en un contre un.

En rentrant aux vestiaires, Wiegman, tout juste sortie de son isolement après avoir été testée positive au Covid il y a cinq jours, faisait grise mine.

Mais c'est son homologue espagnol Jorge Vilda qui a réussi le coup de maître de l'entracte en lançant Athenea Del Castillo à la place de Marta Cardona.

Del Castillo a fait vivre un enfer à Daly, le but venant d'ailleurs d'une erreur de la latérale gauche qui s'est jetée face à son adversaire, qui l'a facilement éliminée d'un crochet intérieur.

- Le missile de Stanway -

Très lucidement, alors que le chemin du but lui était ouvert, Del Castillo a servi Esther Gonzalez dont la frappe en pivot a trompé Mary Earps (1-0, 54e).

Del Castillo a même failli doubler la mise d'un long centre-tir que Earps est arrivée à grande peine, et en reculant, à empêcher de rentrer dans son petit filet opposé (65e).

Mais l'Angleterre a un banc qui lui permet de remettre de l'intensité en fin de match et Wiegman a lancé Chloe Kelly et Alessia Russo (54e), puis Ella Toone (64e).

Une situation chaude devant le but espagnol à la 76e, conclue par une frappe trop enlevée de Hemp, a été le premier indice que le vent était en train de tourner.

Les Espagnoles ont commencé à se débarrasser trop vite du ballon, se recroquevillant rapidement sur leurs 25 derniers mètres à la perte du ballon.

Et sur un énième assaut, un centre de Hemp a trouvé une déviation de la tête de Russo, reprise de volée par Toone à 5 mètres du but pour faire rugir l'AmEx Stadium de Brighton (1-1, 84e).

Sur leur foulée, les Anglaises ont pris l'avantage, Georgia Stanway trouvant enfin de l'espace pour se lancer vers la surface adverse et décocher une frappe superbe du droit en pleine lucarne (2-1, 96e).

Juste assez pour une victoire à l'arraché, de celles qui vous créent un destin.

hap/bvo

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