Euro Disney convoque un CE extraordinaire sur sa "situation financière"

Le parc Euro Disney à Chessy, dont la situation financière sera évoquée lors d'un comité d'entreprise extraordinaire

La société Euro Disney a convoqué un comité d'entreprise extraordinaire lundi matin, avant l'ouverture de la Bourse de Paris, pour évoquer sa "situation financière", ont annoncé vendredi à l'AFP des sources concordantes.

Les membres du comité d'entreprise ont reçu vendredi leurs convocations pour cette réunion extraordinaire, dont le seul point à l'ordre du jour est l'évocation de la "situation financière de l'entreprise", ont précisé ces sources.

La réunion doit se tenir à 07H00, ont ajouté ces trois sources. Elle pourrait être liée "aux questions de cash flow", le flux de trésorerie de l'entreprise, après l'arrivée du nouveau dirigeant, Tom Wolber, a précisé l'une des sources. "Ca ne sent pas bon", a ajouté une deuxième source.

Interrogé, l'exploitant de la première destination touristique privée d'Europe, le site Disneyland Paris, a refusé de commenter.

Le parc de Marne-la-Vallée souffre de la désaffection de sa clientèle sous l'effet de la crise. Au premier semestre 2013-2014, Euro Disney a ainsi creusé de 16% sa perte nette à 103,6 millions d'euros contre 89,1 millions un an plus tôt.

En août, la société avait annoncé un chiffre d'affaires sur la période d'avril à fin juin, troisième trimestre de son exercice décalé 2013/2014, en recul de 3,6% à 339,5 millions d'euros.

Côté trésorerie, au premier semestre, l'entreprise a dû recourir à une ligne de crédit réutilisable ouverte par la maison mère The Walt Disney Company lors du refinancement de la dette du groupe en 2012, en empruntant 100 millions d'euros. Au premier semestre de l'exercice précédent, il avait déjà emprunté 30 millions d'euros.

Ces 30 millions ont déjà été remboursés, avait alors indiqué en mai l'ancien PDG Philippe Gas. Il se disait "confiant" dans la capacité du groupe de rembourser à nouveau 100 millions d'ici la fin de l'exercice fiscal décalé.

"Cette ligne de crédit est juste une facilité de caisse qui nous permet d'avancer alors que nous avons de gros investissements", avait-il ajouté.

Disneyland Paris a perdu un million de voyageurs l'an dernier mais reste la première destination touristique privée en Europe. Au premier semestre, la tendance s'est poursuivie avec 400.000 visiteurs en moins (-6%).