Euro 2024 : “C’est fini” pour le Portugal, neutralisé par une France “moche”

“L’histoire du football n’est pas celle des justes, mais celle des impitoyables”, souffle Mais Futebol. Vendredi 5 juillet, à Hambourg, en quart de finale de l’Euro, le Portugal a fait preuve de “courage” face à la France, estime le site spécialisé portugais. La Seleção a sans doute produit plus de jeu, et méritait tout autant que son adversaire de l’emporter à l’issue du temps réglementaire et des prolongations, conclus par un 0-0.

Mais les Bleus ont été “irréprochables” lors de la séance de tirs au but, remportée 5-3, concède Mais Futebol. La troupe de Didier Deschamps rejoint ainsi l’Espagne, tombeuse de l’Allemagne quelques heures plus tôt (2-1, après prolongations), en demi-finale du tournoi européen. Que le football est “cruel, impitoyable”, déplore le journal sportif en ligne.

Le combat opposant Français et Portugais a été “lent, gris et ennuyeux”, raconte El Mundo, quotidien généraliste espagnol. Des paupières ont même dû se fermer “durant un premier quart d’heure de pure indifférence”, qui contrastait avec la “bouffée de chaleur” ressentie par les Espagnols lors de leur prolongation face aux Allemands, à Stuttgart, quelques minutes plus tôt, écrit le journal conservateur.

Le laid à la française

La Seleçao a dicté “le rythme du jeu, en faisant courir son adversaire”, analyse Mais Futebol, mais sa “puissance de feu” lui a fait défaut. À l’opposé, les Bleus ont appliqué une stratégie qu’ils maîtrisent à la perfection, observe El Mundo : jouer “moche. C’est ainsi qu’ils ont remporté le Mondial en 2018, et ça reste la norme en Allemagne [où se déroule la compétition], alors qu’ils ont dans leur vestiaire la supposée meilleure équipe du tournoi”.

Mais jouer “moche”, c’est aussi, dans un sens, bien jouer. En effet, pour le journal conservateur madrilène, la France “défend de manière extraordinaire, c’est l’équipe la plus solide de la compétition et il est extrêmement difficile de la surprendre en transition. Même si vous êtes le Portugal”.

Le duel attendu entre les attaquants Cristiano Ronaldo“même s’il n’est plus que l’ombre de lui-même” − et Kylian Mbappé“lui aussi loin de son meilleur niveau et qui aspire à être un noble successeur de son idole” − n’a finalement pas du tout enthousiasmé les foules, souligne A Bola, journal sportif lisboète. Pire, les défenseurs William Saliba (côté Bleus) et Pepe (côté Seleçao) “ont été les meilleurs de la première période, et cela veut tout dire”, insiste El Mundo.

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