Eure: des policiers condamnés à des amendes pour des propos racistes visant un ex-collègue

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Un policier photographié de dos en mars 2017 en France (image d'illustration) - FRED TANNEAU / AFP
Un policier photographié de dos en mars 2017 en France (image d'illustration) - FRED TANNEAU / AFP

Le tribunal de police d'Évreux a rendu son verdict. Cinq policiers de la ville ont été condamnés vendredi à des amendes allant de 150 à 1000 euros, pour des propos racistes qui visaient un ex-collègue noir dans un groupe de discussion WhatsApp en 2019.

Dans son jugement, le tribunal a reconnu les cinq prévenus coupables "des faits d'injures non publiques à caractère raciste", a indiqué la procureure de la République d'Evreux Dominique Puechmaille.

Pas le procès de la police

Deux des agents ont été condamnés à des amendes de 1000 euros, deux autres à des amendes de 400 et 150 euros, et un cinquième prévenu à 1000 euros d'amende dont 500 euros avec sursis, a indiqué la procureure.

Le parquet avait requis jusqu'à 1000 euros ferme notamment contre celui qu'il considérait comme "l'idéologue" du groupe, à l'audience à Evreux le 3 septembre. "Il y a des communautés qui n'aiment pas ce que je représente, le mâle blanc, et j'applique une forme de réciprocité", avait déclaré ce prévenu au procès.

Evoquant une "procédure atypique devant un tribunal de police" avec "des propos à caractère raciste particulièrement immondes", le parquet avait rappelé au procès que "le policier doit être le garant des valeurs de l'état de droit, notamment l'égalité des citoyens", soulignant qu'il n'était "aucunement question de faire le procès de la police".

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Les prévenu reconnaissent les faits

L'affaire avait débuté après la plainte à Rouen, en décembre 2019, d'un policier noir affecté à l'Unité d'assistance administrative et judiciaire contre six de ses collègues. Il avait découvert qu'il était la cible de propos racistes sur WhatsApp.

Sur messagerie, les policiers l'avaient à de nombreuses reprises traité de "nègre" faisant "n'importe quoi parce que c'est un noir".

Devant le tribunal, les cinq prévenus avaient reconnu les propos qui leur étaient attribués.

Sur le volet civil, les cinq policiers ont également été condamnés à verser "un euro" au MRAP et SOS Racisme, parties civiles dans ce procès.

Article original publié sur BFMTV.com

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