#Etudiantsfantômes, le cri de détresse des étudiants en distanciel

Claire Tervé
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#Etudiantsfantômes, le cri de détresse des étudiants en distanciel

UNIVERSITÉS - Des ”étudiants fantômes” et une détresse morale bien réelle. Jean Castex doit faire de nouvelles annonces jeudi 14 janvier sur les prochaines mesures qui seront prises en France contre la propagation du coronavirus et ses variants. S’il a déjà évoqué des pistes de réflexion pour la réouverture des cinémas, des restaurants, des salles de sport et des remontées mécaniques, l’avenir des universités est quant à lui encore en suspens. Et au vu des récentes déclarations du Premier ministre, leur réouverture n’est pas dans les tuyaux.

Lors de la séance des questions au gouvernement mardi 12 janvier, il a reconnu que les étudiants, bien que relativement épargnés par la maladie, paient un “lourd tribut” car en “situation d’isolement, de solitude et de difficultés pédagogiques”. Malgré tout, il a annoncé que la situation sanitaire laissait, selon lui, “peu de marge de manœuvre” pour une éventuelle réouverture.

Pourtant, retourner en cours est la grande attente des étudiants français, obligés depuis plusieurs mois de suivre leurs cours sur un écran d’ordinateur toute la journée sans avoir de contact avec leurs professeurs ou camarades. Et cela n’est pas sans conséquence.

“Nous sommes laissés sur le bord de la route”

Plusieurs suicides d’étudiants ont eu lieu sur les campus français ces derniers mois et notamment ces jours-ci. À Lyon, un étudiant en quatrième année de droit s’est défenestré samedi 9 janvier. Mardi, une étudiante a tenté de faire de même, avant d’être arrêtée in extremis par des voisin...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.