Etudes de santé : les étudiants en première année de fac de médecine essuient les plâtres de la réforme

Alexis Morel
·1 min de lecture

"On nous a vendu la réforme comme quelque chose de très positif pour nous, qui allait vraiment nous aider, mais ça a été tout l'inverse." Cette première année de médecine, nouvelle formule est une grosse désillusion pour Pénélope, étudiante à Lyon. "On a toujours été un peu dans le flou. Dès qu'on pose des questions, personne ne sait répondre. C'était vraiment l'improvisation."

Depuis la rentrée de septembre 2020, la première année commune des études de santé (Paces) a été remplacée par le parcours accès santé spécifique (Pass) et la licence avec option "accès santé" (L.AS). La nouveauté, c'est que les étudiants, en plus du cursus de médecine, suivent une "mineure" de leur choix : biologie, histoire, droit... Objectif : leur offrir une porte de sortie en cas d'échec. Mais pour Pénélope, ça s'est surtout traduit par du travail en plus. "La mineure, ça nous prenait tout le jeudi, toute la journée à écouter des cours, et derrière, il fallait les apprendre par cœur, déplore la jeune femme. C'était un travail énorme. Je travaillais beaucoup plus la mineure que l'anatomie ou que des matières qui comptaient vraiment."

"J'ai très peur que cette mineure m'élimine du concours."

Pénélope, étudiante à Lyon

à franceinfo

Et justement, l'autre grosse inquiétude du moment, c'est le taux de réussite. La suppression du numerus clausus a suscité beaucoup d'espoir mais finalement,
très peu de changement, selon Hélène Michel, du collectif national Pass/L.AS qui regroupe les familles (...)

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