Un parasite retrouvé dans la viande mal cuite lié à un risque de cancer rare du cerveau ?

Johanna Amselem
·2 min de lecture
Parasitic protozoans Toxoplasma gondii which cause toxoplasmosis in tachyzoite stage, 3D illustration

Un parasite présent dans la viande mal cuite pourrait favoriser l’apparition d’un cancer rare du cerveau. Explications.

Des scientifiques alertent sur la présence d’un parasite retrouvé dans l’eau et la viande insuffisamment cuite. Selon eux, il pourrait être associé à l’apparition de rares cancers du cerveau. En effet, l’équipe médicale a trouvé des preuves que les personnes infectées par Toxoplasma gondii, ou T. gondii, ont un risque plus élevé de développer des gliomes (tumeurs) rares mais très mortels. Selon cette étude, entre 20 et 50% de la population mondiale est exposée au parasite.

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Publiés par l'International Journal of Cancer, les auteurs expliquent que le parasite peut former des kystes dans le cerveau. L'inflammation associée à ces kystes pourrait être responsable de l’apparition de certaines tumeurs. Une équipe de chercheurs, dirigée par l'épidémiologiste James Hodge, du département des sciences de la population de l'American Cancer Society, et Anna Coghill, du département d'épidémiologie du cancer du H. Lee Moffit Cancer Center and Research Institute en Floride, a examiné l'association entre les anticorps des personnes infectées par les parasites et le risque d’apparition de tumeurs.

Une association positive

Cette étude portait sur 111 personnes inscrites dans la cohorte nutritionnelle American Cancer Prevention Study-II et sur 646 personnes répertoriées dans le registre norvégien du cancer. “Dans les deux cohortes, nous avons observé une association positive entre la séropositivité pour les anticorps contre T. gondii et le risque de gliome”, notent les chercheurs. Les associations de gliomes étaient plus fortes pour ceux qui avaient des niveaux plus élevés d'anticorps contre T. gondii.

Nos résultats fournissent la première preuve prospective d'une association entre l'infection à T. gondii et le risque de gliome, résultats qui devraient être confirmés dans des études indépendantes. Cela ne signifie pas que T. gondii provoque définitivement un gliome dans toutes les situations. Certaines personnes atteintes de gliome n'ont pas d'anticorps contre T. gondii, et vice versa”, nuance le chercheur dans un communiqué.

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