Ethiopie : l’attaque d’un camp militaire dans la province du Tigré, fait craindre une sécession armée

franceinfo Afrique avec agences
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La situation est sérieuse, le premier ministre Abiy Ahmed a envoyé des renforts militaires dans le nord du pays après l’attaque d’un ou de plusieurs camps militaires attribuée au Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), le parti au pouvoir dans la région.

Les autorités évoquent des défections dans l'armée fédérale. Selon un communiqué "des forces déloyales" se sont retournées contre l'armée à Mekele, capitale du Tigré, et à Dansha, une ville de l'ouest de la région. L'attaque a fait "de nombreux morts, des blessés ". Le TPLF aurait "tenté de voler de l’artillerie et du matériel militaire ".

Défection d'une partie de l'armée ?

De son côté, le gouvernement régional de la province affirme que les gradés et les soldats dépendant du Commandement-Nord de l'armée éthiopienne, basé à Mekele, avaient "décidé d'être aux côtés du peuple du Tigré et du gouvernement régional". Inquiétant pour le pouvoir central : le Commandement-Nord représenterait plus du tiers des forces armées éthiopiennes.

La tension montait depuis plusieurs semaines. Les autorités tigréennes se sont opposées à la prolongation du mandat des députés nationaux et régionaux décidée par Addis Abeba en raison de la pandémie de coronavirus.

Le risque est sérieux, car les militaires tigréens sont bien organisés. Ce sont eux, les rebelles tigréens, qui ont (...)

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