En Ethiopie, le conflit au Tigré menace la paix de la région

franceinfo Afrique avec agences
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Addis Abeba mène depuis début novembre 2020 une opération militaire d'envergure contre la région dissidente du Tigré, au nord de l'Ethiopie. Les autorités de cette province sont accusées d'avoir attaqué deux bases de l'armée fédérale sur leur territoire. Le 10 novembre, des milliers d'Ethiopiens ont fui les combats et les frappes aériennes. Retour sur ce qui a conduit à ces violences.

A l'origine du conflit

En 1991 en Ethiopie, le Front de libération des peuples du Tigré (TPLF) a renversé la dictature militaro-marxiste du Gouvernement militaire provisoire de l'Ethiopie socialiste (Derg). Le TPLF va alors dominer les structures politiques et sécuritaires du pays pendant près de 30 ans. Mais l’élection en 2018 d’un nouveau Premier ministre, Abiy Ahmed, entame leur mise à l'écart du pouvoir.

Abiy Ahmed fait patrie de l’ethnie oromo, la plus importante du pays. Avec son élection, c'est la première fois que cette ethnie est représentée à la tête de l'Etat. Mais le TPLF le tient pour responsable d'avoir progressivement marginalisé la minorité tigréenne (6% de la population) au sein de la coalition au pouvoir. De son côté, le Premier ministre accuse ce parti d'avoir "joué un rôle majeur dans les abus systémiques en matière de droits humains et dans la corruption massive" et de chercher à miner son agenda de (...)

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