Présidentielle américaine: quelques milliers de manifestants pro-Trump se sont réunis à Washington

AL
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Des manifestants pro-Trump à Washington, le 14 novembre 2020. - OLIVIER DOULIERY
Des manifestants pro-Trump à Washington, le 14 novembre 2020. - OLIVIER DOULIERY

Donald Trump a perdu la présidentielle, mais certains de ses partisans, dont des groupuscules d'extrême droite, ont appelé à manifester ce samedi à Washington pour dénoncer ce qu'il estiment être un "vol" électoral en dépit de l'absence d'éléments concrets accréditant cette accusation. Quelques milliers d'entre eux ont manifesté dans un baroud d'honneur plutôt festif, pour afficher leur "amour" au président.

Le chef d'Etat, qui n'a toujours pas reconnu sa défaite face à Joe Biden une semaine après l'annonce des résultats, est passé en voiture entre les manifestants pour se rendre de la Maison Blanche à son club de golf.

Il a été largement acclamé par la marée de manifestants munis de drapeaux américains qui scandait: "Quatre ans de plus! Quatre ans de plus!", ou encore "USA! USA!". Nombre d'entre eux ont agité des drapeaux "Trump 2020", et certains ont brandi des panneaux sur lesquels on pouvait lire "Meilleur président de l'histoire" ou encore "Halte au vol".

"Cela fait chaud au coeur de voir tout cet énorme soutien, surtout ces rassemblements spontanés qui fleurissent à travers le pays, dont un grand samedi à (Washington) DC. Je pourrais même essayer de passer dire bonjour", a-t-il tweeté.

Dans l'après-midi, il s'est fendu d'un nouveau tweet dans lequel il a, à l'évidence, exagéré l'ampleur du rassemblement: "Des centaines de milliers de personnes montrent leur soutien à (Washington) DC. Ils n'accepteront pas une élection truquée et corrompue!"

Sa porte-parole, Kayleigh McEnany, est même allée encore plus loin en évoquant au mépris des faits "plus d'un million de personnes".

306 grand électeurs pour Biden

Les résultats de tous les Etats ont désormais été annoncés par les grandes chaînes de télévision américaines. Joe Biden a remporté 306 grands électeurs, contre 232 au président sortant, soit le score inversé de la victoire du milliardaire républicain - qui avait alors parlé d'un "raz-de-marée" - face à Hillary Clinton en 2016.

Un recomptage des votes doit avoir lieu en Géorgie, où l'écart est très faible entre les deux candidats, mais son issue ne changera rien au résultat final: Joe Biden dispose, quoi qu'il arrive dans cet Etat, des 270 grands électeurs nécessaires pour s'ouvrir les portes de la Maison Blanche.

Donald Trump, lui, continue à entretenir la confusion sur ses intentions. Il a semblé vendredi à deux doigts de reconnaître la victoire de l'ancien vice-président de Barack Obama, avant de se reprendre in extremis.

"Je pense que le temps nous dira quelle administration nous aurons, mais quoi qu'il se passe à l'avenir, qui sait, je peux vous dire que cette administration n'imposera pas de confinement", a-t-il déclaré.

"Election la plus sûre de l'histoire des Etats-Unis"

Donald Trump avait encore affirmé en matinée être le vainqueur de la présidentielle. "Une élection truquée!" avait-il tweeté, poursuivant sa remise en cause des résultats, un fait sans précédent dans l'histoire politique américaine. Et les partisans du président, une marée de casquettes rouges "Make America Great Again" auprès de qui il n'a cessé de s'entourer dans les dernières heures de sa campagne, continuent d'être bombardés de demandes de participation financière pour "défendre l'élection" devant des tribunaux. Plusieurs agences fédérales ont frontalement contredit le président.

"L'élection du 3 novembre a été la plus sûre de l'histoire des Etats-Unis", ont affirmé dans un communiqué commun plusieurs autorités électorales locales et nationales, dont l'agence de cybersécurité et de sécurité des infrastructures (CISA), qui dépend du ministère de la Sécurité intérieure.

"Il n'existe aucune preuve d'un système de vote ayant effacé, perdu ou changé des bulletins, ou ayant été piraté de quelque façon que ce soit."

Article original publié sur BFMTV.com