Etats-Unis : une école augmente ses professeurs de 1000 euros par mois grâce à des panneaux solaires

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En quelques années, la municipalité passe d'un déficit annuel de l'ordre de 210 000 euros à un excédent de plus d'un million d'euros (illustration - photo by LOIC VENANCE/AFP via Getty Images)
En quelques années, la municipalité passe d'un déficit annuel de l'ordre de 210 000 euros à un excédent de plus d'un million d'euros (illustration - photo by LOIC VENANCE/AFP via Getty Images)

Dans l'Arkansas, une municipalité a décidé d'utiliser les revenus générés par une ferme de panneaux solaires pour augmenter ses professeurs et son attractivité par l'éducation. Lumineux.

La lumière peut-elle venir de l'énergie solaire ? La question agite les partisans et les opposants au photovoltaïque. Mais force est de constater que lorsqu'elle est utilisée intelligemment, cette énergie a de solides arguments à avancer. Comme celui de revitaliser une zone rurale en perte de vitesse, par exemple. Exemple avec Batesville, Arkansas.

Une ferme nouvelle

Depuis des années, Batesville n'arrivait plus à séduire. Petite ville de 10 000 habitants plantée au cœur d'une zone rurale, à 200 kilomètres au nord de Memphis, Tennessee, Batesville voyait ses professeurs la quitter, bientôt suivis par leurs élèves. En cause, des salaires trop maigres pour le niveau de vie américain. Le futur s'annonçait sombre pour la municipalité.

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La suite est racontée par CBS News dans un reportage titré "sun's rays into paydays", qu'on pourrait traduire par "les rayons solaires dans les salaires". Et qui reflète assez précisément l'initiative prise par Batesville. En 2017, la municipalité décide d'installer une ferme photovoltaïque dans un champ non cultivé. L'énergie produite permet d'alimenter la ville, le surplus est vendu. Et ça marche ! En quelques années, la municipalité passe d'un déficit annuel de l'ordre de 210 000 euros à un excédent de plus d'un million d'euros. Reste une question : comment bien utiliser tout cet argent ?

Relancer la machine

La ville décide alors de fertiliser son avenir avec cette manne providentielle. Elle augmente ses enseignants de plus de 12 000 euros annuels, pour les engager à rester, ou à revenir, ou à s'implanter. Michael Hester, superviseur du lycée de Batesville, se veut pragmatique : "C’est ainsi que nous allons attirer et fidéliser de nouveaux profs", déclare-t-il au micro de CBS News, "et que nous retiendrons les élèves au moment du choix de l’école."

Energie propre, éducation de qualité, population rajeunie : et si Batesville nous indiquait une voie à suivre ?

Eric CARPENTIER

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