Etats-Unis: une milice anti-migrants fait sa loi à la frontière mexicaine

Aux Etats-Unis, la sécurisation de la frontière sud est une obsession de Donald Trump, qui voudrait absolument construire un mur et n’a pas de mots assez durs contre les clandestins d’Amérique centrale cherchant asile dans son pays. Le président américain a du mal à faire valider et financer ses mesures politiques, mais il peut compter sur le soutien d’une partie de la population. Un soutien qui peut prendre des proportions étonnantes, contraires à la loi, et même extrêmement inquiétantes en matière de respects des droits humains : on a ainsi appris cette semaine qu’au Nouveau Mexique, une milice avait littéralement interpellé et retenu des centaines de migrants clandestins.avec notre correspondant à New York, Grégoire PourtierDes miliciens surveillent la frontière américaine avec le Mexique. Ce sont souvent des vétérans de l’armée, en tenue de camouflage et pistolet à la ceinture. Ils traquent les clandestins, et quand ils en attrapent, ils les mettent en joue, en attendant l’arrivée de la police officielle.Cela, on le sait, car ces miliciens s’estiment dans leur bon droit, et diffusent des vidéos de leurs opérations. Mais cette semaine, l’une d’elle a particulièrement choqué : au Nouveau Mexique, plus de 200 personnes retenues, dont beaucoup de femmes et enfants. A la manoeuvre, les United Constitutionnal Patriots, une milice qui semble carrément disposer d’un camp dédié.(sur cette vidéo trouvée sur le site USA Today du 20 avril, la milice UCP justifie son action)Les autorités politiques et la police ont dénoncé cette « initiative » et appelé au respect de la loi, mais aucune information n’a été donné sur le sort finalement réservé à ces centaines de clandestins.Toutefois samedi soir, l’arrestation d’un des leader de la milice patriote a quand même été annoncée. Officiellement pour un problème de possession d’arme. Mais une audience au tribunal prévue ce lundi pourrait bien faire le lien avec les événements de la semaine, et marquer une étape importante pour l’activité de ces milices.

Aux Etats-Unis, la sécurisation de la frontière sud est une obsession de Donald Trump, qui voudrait absolument construire un mur et n’a pas de mots assez durs contre les clandestins d’Amérique centrale cherchant asile dans son pays.
Le président américain a du mal à faire valider et financer ses mesures politiques, mais il peut compter sur le soutien d’une partie de la population.
Un soutien qui peut prendre des proportions étonnantes, contraires à la loi, et même extrêmement inquiétantes en matière de respects des droits humains : on a ainsi appris cette semaine qu’au Nouveau Mexique, une milice avait littéralement interpellé et retenu des centaines de migrants clandestins.

avec notre correspondant à New York, Grégoire Pourtier

Des miliciens surveillent la frontière américaine avec le Mexique. Ce sont souvent des vétérans de l’armée, en tenue de camouflage et pistolet à la ceinture. Ils traquent les clandestins, et quand ils en attrapent, ils les mettent en joue, en attendant l’arrivée de la police officielle.

Cela, on le sait, car ces miliciens s’estiment dans leur bon droit, et diffusent des vidéos de leurs opérations. Mais cette semaine, l’une d’elle a particulièrement choqué : au Nouveau Mexique, plus de 200 personnes retenues, dont beaucoup de femmes et enfants. A la manoeuvre, les United Constitutionnal Patriots, une milice qui semble carrément disposer d’un camp dédié.

(sur cette vidéo trouvée sur le site USA Today du 20 avril, la milice UCP justifie son action)

Les autorités politiques et la police ont dénoncé cette « initiative » et appelé au respect de la loi, mais aucune information n’a été donné sur le sort finalement réservé à ces centaines de clandestins.

Toutefois samedi soir, l’arrestation d’un des leader de la milice patriote a quand même été annoncée. Officiellement pour un problème de possession d’arme. Mais une audience au tribunal prévue ce lundi pourrait bien faire le lien avec les événements de la semaine, et marquer une étape importante pour l’activité de ces milices.