Etats-Unis : Donald Trump seul (ou presque) dans son bunker

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Le vice-président, Mike Pence, censé être la voix de son maître? Bien silencieux. Le chef de la majorité sénatoriale, Mitch McConnell, réélu pour la sixième fois dans le Kentucky avec son meilleur score depuis un quart de siècle? Le vieux renard du Congrès refuse de prononcer le mot "fraude" et souhaite que le processus du dépouillement des suffrages aille à son terme. Pat Toomey, sénateur républicain de Pennsylvanie, l'État au cœur de la bataille pour désigner le vainqueur final de la présidentielle? Lui qui s'est toujours maintenu à l'écart des polémiques se dit "perturbé" par les "allégations infondées" de "fraude" et d'élection "volée" proférées jeudi soir par Donald Trump. Quant aux gouverneurs républicains de Géorgie ou de l'Arizona, ni l'un ni l'autre n'ont cherché à défendre le président dans son attitude. À vrai dire, il ne reste plus grand monde dans la mouvance républicaine pour cautionner son jusqu'au-boutisme.

Restent quelques briscards comme Newt Gingrich, 77 ans, l'ancien stratège de la révolution conservatrice qui avait conquis la Chambre des Représentants en 1994 après quarante années de domination démocrate. Mardi soir, il était à la Maison-Blanche, invité par l'équipe de campagne pour suivre la soirée électorale. Lorsque la chaîne conservatrice Fox News a accordé la victoire dans l'Arizona à Joe Biden, il a failli tomber de sa chaise. "À 3 heures du matin, je tenais toujours la forme mais j'avais beau tourner le truc dans tous les sens, je ne comprenais p...


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