Les Etats-Unis dénoncent les "simulacres de référendums" annoncés par la Russie en Ukraine

Statue affublée du drapeau ukrainien dans la ville de Balakliya (Ukraine), le 13 septembre 2022 - BFMTV
Statue affublée du drapeau ukrainien dans la ville de Balakliya (Ukraine), le 13 septembre 2022 - BFMTV

Les réactions n'ont pas tardé. "La Russie organise hâtivement des simulacres de référendums" en Ukraine, a dénoncé mardi le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche.

"Les Etats-Unis ne reconnaîtront jamais les prétentions de la Russie sur des parties prétendument annexées de l'Ukraine", a ajouté Jake Sullivan lors d'un point presse.

Les autorités installées par Moscou dans quatre régions d'Ukraine ont annoncé mardi la tenue dans l'urgence du 23 au 27 septembre de "référendums" d'annexion par la Russie, en pleine contre-offensive ukrainienne.

Pour Jake Sullivan, ces référendums et l'intention de Moscou de mobiliser davantage de forces en Ukraine témoignent des revers militaires des forces russes qui ont dû de retirer de plusieurs régions qu'elles occupaient depuis février. "Ce ne sont pas des mesures que prendrait un pays sûr de lui", a-t-il noté. "Ce n'est pas montrer sa force, c'est le contraire".

"La signature du cynisme"

Emmanuel Macron a également réagi mardi : "L’idée même d’organiser des référendums dans des régions qui ont subi la guerre est la signature du cynisme".

"Je pense que c’est un principe même d’imitation de forme démocratique ou de légitimité démocratique, mais ce n’est pas parce qu’on imite qu’on retrouve la souveraineté des peuples", a-t-il ajouté, en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies.

De son côté, le porte-parole du Pentagone, le général Pat Ryder, a souligné que même si Moscou annexait formellement des territoires ukrainiens sur la base de ces scrutins, Washington poursuivrait son soutien militaire à l'Ukraine.

"De mon point de vue, c'est juste une opération médiatique destinée à détourner l'attention de la situation difficile dans laquelle l'armée russe se trouve actuellement", a-t-il dit.

"Nous continuerons à coopérer avec l'Ukraine et nos partenaires internationaux pour lui apporter le soutien dont elle a besoin pour défendre son territoire", a-t-il conclu.

Article original publié sur BFMTV.com