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Etats-Unis: des élus révèlent les pressions de Trump pour invalider l'élection de Biden

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Les membres de la commission d'enquête de la Chambre des représentants sur l'attentat du 6 janvier sous un écran montrant un extrait d'un appel téléphonique que Donald Trump a eu avec le secrétaire d'État de Géorgie Brad Raffensperger au lendemain de l'élection présidentielle américaine, à Washington, le 21 juin 2022. - ROBERTO SCHMIDT / AFP
Les membres de la commission d'enquête de la Chambre des représentants sur l'attentat du 6 janvier sous un écran montrant un extrait d'un appel téléphonique que Donald Trump a eu avec le secrétaire d'État de Géorgie Brad Raffensperger au lendemain de l'élection présidentielle américaine, à Washington, le 21 juin 2022. - ROBERTO SCHMIDT / AFP

Ce sont des témoignages qui accablent Donald Trump et ses équipes. Ce mardi se déroulait la quatrième journée d’auditions devant la commission d’enquête parlementaire chargée d’enquêter sur l’attaque du Capitole du 6 janvier 2021.

Celle-ci se concentrait sur les pressions de l'ancien président américain sur les responsables des opérations électorales pour faire invalider l'élection de Joe Biden. Ce sont notamment des élus républicains, qui souhaitaient donc initialement la victoire de Donald Trump, qui ont témoigné, livrant un tableau stupéfiant des pressions et menaces reçues entre le scrutin du 3 novembre 2020 et le 6 janvier 2021.

“Ils ont tous fourni un témoignage accablant contre Trump, décrivant comment il a essayé à plusieurs reprises de leur forcer la main et de les cajoler pour qu’ils renversent les résultats. Ils ont aussi décrit les menaces et pressions des partisans de Trump”, résume CNN.

Un élu menacé par des hommes armés devant son domicile

L'un des témoignages les plus marquants est celui du Républicain Rusty Bowers, président de la chambre des représentants d'Arizona. Comme le raconte le Washington Post, l'élu a confié, avec une vive émotion, son refus de suivre les intimidations du camp Trump pour invalider le scrutin dans son Etat et les menaces qui ont suivies.

Il explique d'abord avoir reçu un appel de Donald Trump et de son fidèle avocat, Rudy Giuliani, pour dénoncer de soi-disant fraudes et ainsi l'exhorter à remplacer les grands électeurs de l’État élus en faveur de Biden par d'autres pro-Trump.

"Vous me demandez de faire quelque chose contre mon serment, et je ne vais pas briser mon serment", a-t-il alors répondu, en refusant de convoquer l’assemblée locale pour invalider le scrutin, faute de preuves concernant ces fraudes.

Rusty Bowers explique qu'il a reçu plus de 20.000 mails et des dizaines de milliers de messages téléphoniques de partisans de Donald Trump. Il raconte également que des hommes armés sont venus jusqu'à le menacer lui et sa famille devant son domicile, l'accusant notamment d'être un "pédophile" et un "traître".

"Les chiffres sont les chiffres"

La commission d’enquête parlementaire a également entendu ce mardi le témoignage du secrétaire d’État de Géorgie Brad Raffensperger, lui aussi membre du Parti républicain. La commission a fait écouter un enregistrement sonore déjà connu de l’appel passé par Donald Trump juste après l’élection lui demandant de "trouver 11.780 voix", pour battre Joe Biden dans cet Etat.

"Les chiffres sont les chiffres. Les chiffres ne mentent pas. Nous avons eu de nombreuses allégations et nous avons enquêté sur chacune d'entre elles", avait-il alors répondu.

Brad Raffensperger fait également part de menaces envers sa femme après ce refus et a ajouté que "des personnes se sont introduites dans la maison de [sa] belle-fille", rapporte le Washington Post.

"Vous imaginez ce que ça fait d'être visée directement par le président des Etats-Unis?"

Au-delà des élus, la parole a été donnée à d'autres acteurs du scrutin, notamment à Ruby Freeman et sa fille Wandrea ArShaye Moss, employées du bureau des élections de l'Etat de Géorgie, qui a participé au dépouillement lors de l'élection présidentielle. "Ma vie a été brisée (...) juste parce que j'ai fait mon travail", a affirmé Wandrea ArShaye Moss avec émotion.

Le soir du 3 novembre 2020, Rudy Giuliani avait diffusé une vidéo d'elle et sa mère dépouillant les bulletins à Atlanta. Il les avait accusées de trafiquer les votes. S'en étaient suivi des vagues de commentaires menaçants et racistes et des tentatives d'intimidation. Ce mardi, la commission parlementaire a également diffusé l'enregistrement d'un appel téléphonique de Donald Trump au Secrétaire d'Etat de Géorgie, accusant ces femmes d'être des "arnaqueuses professionnelles".

"J'ai perdu mon nom et ma réputation, juste à cause d'un groupe et d'un homme qui a décidé de faire de moi et de ma fille des boucs émissaires. Je ne me sens en sécurité nulle part. Vous imaginez ce que ça fait d'être visée directement par le président des Etats-Unis?", a confié Ruby Freeman.

Enquête toujours en cours

Cette commission d’enquête est formée de sept Démocrates et de deux Républicains. Elle a déjà entendu plus d'un millier de témoins pour faire la lumière sur l’attaque du 6 janvier 2021 et comprendre le degré d'implication de Donald Trump dans celle-ci.

La troisième audition portait notamment sur les nombreuses pressions exercées par l'ancien président sur Mike Pence, son vice-président, pour tenter de l'empêcher de certifier la victoire de Joe Biden. La cinquième aura lieu ce jeudi et se penchera sur les efforts du président pour faire pression sur le ministère de la Justice, afin de rester au pouvoir.

Article original publié sur BFMTV.com

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