Quand les Etats riverains s'activent pour sauver la Méditerranée

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Ce n'est pas un constat qui sera suivi d'hypothétiques actions : c'est déjà aujourd'hui une réalité, la Grande Bleue peut être sauvée. Les États riverains se donnent les moyens d'agir contre sa dégradation. Voici comment.

Cet article est issu du magazine Sciences et Avenir - La Recherche n°892 daté juin 2021.

La liste des plaies de la mer Méditerranée est bien plus longue que celle de l'Égypte. La hausse des températures dans l'atmosphère due aux gaz à effet de serre est déjà de 1,54 °C depuis 1850. L'eau de mer a quant à elle gagné 0,4 °C en un siècle et son niveau grimpe d'un millimètre tous les ans. La qualité de l'air est médiocre dans les villes côtières, où l'ozone, les oxydes d'azote, les particules fines naturelles dépassent, au nord comme au sud, les normes de l'Organisation mondiale de la santé. Cette mer fermée accumule 64 millions de microdéchets de plastique par kilomètre carré. Au moins 78 espèces marines sont en danger d'extinction. Voilà pour le - terrible - constat. Mais la Méditerranée a un atout. Ses 512 millions de riverains l'aiment et 360 millions de touristes viennent l'admirer tous les ans. Alors les bonnes volontés, l'argent, les techniques ne manquent pas pour la sauver. "Notre chance, c'est que ce bassin est un haut lieu de la culture et du patrimoine de l'humanité. Il y a donc consensus pour la préserver, y compris au sein des 22 États riverains pourtant si dissemblables", assure Nasser Kamel, secrétaire général de l'Union pour la Méditerranée. Voici 4 des actions en cours pour la sauver.

1/ Les aires marines se multiplient pour préserver la biodiversité

La mer Méditerranée abrite 18 % des espèces marines connues dans le monde dans à peine 0,3 % du volume océanique global ! La seule solution pour préserver cette formidable biodiversité est de multiplier les aires marines protégées. "Ces zones reconnues d'intérêt exceptionnel par les écologues pour la biodiversité mais aussi pour la reproduction des poissons font l'objet d'une gestion qui préserve les intérêts de chacun, où peut être maintenue une 'économie bleue' dans le respect de la nature", définit Pierre-Yves Hardy, chargé de projet au WWF France du Mediterranean Marine Initiative, un programme qui féd[...]

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