Estonie: accusé d'espionnage pour la Chine, un scientifique condamné à trois ans de prison

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L’Estonien Tarmo Kouts vient d’être condamné à trois ans de prison pour espionnage. Ce scientifique spécialisé dans les terres arctiques collectait depuis plusieurs années des informations pour le compte de la Chine. Une nouveauté pour l’Estonie qui s’inquiète depuis quelques années de cette menace grandissante. C’est ce que vient de révéler Delfi, un média en ligne très populaire dans ce pays balte, en collaboration avec un média américain.

Avec notre correspondante dans les pays baltes, Marielle Vitureau

En Estonie, Tarmo Kouts s’était forgé une solide réputation dans le monde scientifique. Plusieurs de ses recherches avaient été récompensées au niveau national. Ce qui lui avait ouvert les portes du conseil scientifique du ministère de la Défense, puis d’un centre de recherche de l’Otan. Des positions qui lui ont permis d’avoir accès à des documents classés secrets.

Son arrestation en septembre dernier n’avait pas été rendue publique. Si des espions estoniens travaillant pour la Russie ont déjà été arrêtés, il s’agit du premier cas où Pékin est impliqué. Ces dernières années, la Chine est expressément désignée comme une menace grandissante pour la sécurité de l’Estonie.

L'Estonie, une position intéressante pour Pékin

La position du pays balte entre l’Est et l’Ouest et ses projets d’aménagement, comme la ligne ferroviaire Rail Baltica, sont particulièrement intéressants pour Pékin, selon le dernier rapport estonien des services de renseignement.

Cette inquiétude est perceptible dans les trois pays baltes. Ils ont d’ailleurs pris leur distance lors du dernier sommet des « 17 +1 », entre la Chine et les pays d’Europe centrale et orientale, en n’étant représenté qu’au niveau ministériel. Un éloignement moyennement apprécié.

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